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Conçue par la société « Epur Nature », dont l’agence régionale est située à Cargas, dans le Vaucluse, et réalisée par l’entreprise SCAM TP, qui a également en charge la construction de celle de Brignac, la station est basée sur un procédé, dit « Phragmifiltre », c’est à dire à l’aide de filtres répartis en deux types de bassins plantés de roseaux.
La station fonctionne automatiquement, avec un contrôle possible depuis la mairie. Une première filtration à travers un « dégrilleur » permet d’évacuer les objets et matériaux déversés indument dans le réseau d’assainissement.
Puis, les eaux sont dirigées, par un réseau de canalisations souterraines et de multiples asperseurs en surface, vers un des trois premiers bassins, dont le fond est recouvert d’une « géomembane », puis d’une couche drainante et d’une autre superficielle de graviers fins, dans laquelle sont plantés de roseaux, encore à l’état de jeunes pousses.
Le rôle de ces plantations est de casser ultérieurement la croûte de matières qui se formera inévitablement au fil du temps et donc de l’aérer, et de faciliter le travail des bactéries avant la filtration.
Par gravitation, l’eau est ensuite recueillie au fur et mesure dans un déversoir où un dispositif automatique permet de l’envoyer dans un second type de bassins situés en contrebas. Ceux-ci comprennent également trois couches : sable de filtration, graviers fins et couche drainante. L’eau est à nouveau projetée, toujours par aspersion, et traverse ce second filtre.
De là, elle est canalisée vers un ruisseau naturel et sec, où elle se perd dans le sol.
Ce cheminement automatisé, mais contrôlé à chaque étape, (quantité traitée, débit constaté), est accompagné de temps à autre, d’une analyse biologique pour en mesurer l’efficacité.
Si cette eau doit être déversée dans un cours d’eau, comme ce sera le cas à Brignac, il faut toutefois effectuer un ultime traitement pour éliminer tout risque de pollution microbienne. Et, ce, à l’aide de lampes UV.
Les avantages du dispositif sont :
- la simplicité de l’exploitation,
- le coût restreint de fonctionnement, notamment en cas d’implantation sur un terrain en légère déclivité (économie d’une pompe de relevage et donc d’électricité), avec la circulation de l’eau par gravitation,
- automatisme quasi total et donc peu de main d’œuvre,
- une faible quantité finale de boues (200 tonnes au bout de 15 à 20 ans)
- et, surtout, l’absence de nuisances olfactives (la distance minima obligatoire avec toute habitation est seulement de 150m