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Le collectif de la Salamane s’étoffe peu à peu, développe sa stratégie et affine son message. Après plusieurs personnalités, principalement des partisans de l’écologie, des associations, essentiellement de la mouvance de gauche, ont rejoint ses rangs : « Soutien à la vie publique », « Terres vivantes », la confédération paysanne, la Manufacture des Paysages, Attac-Cœur d’Hérault. D’autres personnes, à titre individuel, s’investissent dans ce véritable laboratoire d’idées en train de prendre corps.
Un certain nombre d’initiatives ont été prises, au lendemain de l’action menée à l’occasion de la foire aux vins de Clermont-l’Hérault. Des démarches ont été faites auprès du président du Pays Cœur d’Hérault, M. Jacques Villaret qui a reçu une délégation, ainsi qu’à la Communauté de Communes du Clermontais, dont le responsable du service d’urbanisme, M. Pardailhé a été l’interlocuteur.
Questions et courriers
Des courriers ont été envoyés. Les premiers à l’adresse du Maire de Clermont et du président de la Communauté de Communes du Clermontais. Une autre lettre au PDG du groupe
alimentaire. Objectif : obtenir des documents, à savoir procès verbaux des délibérations du conseil municipal de Clermont, plans, ébauches, etc… du projet de la Z.A.C., initiée avec
l’implantation annoncée de la base logistique régionale de Système U. La recherche de documentation continue. Notamment auprès des communes voisines
du site choisi.
Nous avons fait état également, dans des pages antérieures, des six questions posées au lendemain de la présentation du projet en mairie de Clermont-l’Hérault, de la réunion tenue le 3 septembre sur le site de la Salamane, du plan d’action envisagé, dont un contre-projet à vocation essentiellement rurale et environnementale, de la rédaction de tracts de sensibilisation, de la tenue prochaine de réunions publiques dans les communes entourant le site : Nébian, Canet, Brignac et Clermont-l’Hérault. Des dates ont été envisagées.
Actuellement, l’heure est au développement de l’argumentaire, à l’élaboration du contre-projet visant à une reconversion pour la plaine de la Salamane (de la viticulture vers la polyculture), à l’étude de financement possible pour ce faire, aux contacts avec les autres collectifs, dont celui de « l’avenir de la vallée de l’Hérault », à la préparation d’opérations de terrain, à l’amélioration des outils de communication et d’information, notamment un site sur Internet (http://salamane.hautetfort.com).
Premières réponses
Les premiers « retours » ont été enregistrés. M. Alain Cazorla, en tant que maire de Clermont-l’Hérault, a fourni copie de la délibération du conseil municipal en date du 26 février
2009 portant modification du PLU et copie d’un plan précisant le périmètre de la Z.A.C..
Comme président de la Communauté de Communes du Clermontais, M. Alain Cazorla a également fait parvenir le compte-rendu de la délibération de l’assemblée communautaire fixant le budget 2009 de la ZAC. Ses interlocuteurs en ont surtout retenu le principe d’un emprunt de 2.700 000 € pour les acquisitions foncières et les frais afférents.
M. Alain Cazorla a tenu, ce vendredi matin 18 septembre, une conférence de presse, essentiellement axée sur le projet de la Salamane. Il apporte réponse à certaines questions dont il a eu écho par le canal des médias, presse écrite, radios locales, sites et blogs Internet : 138 camions sont attendus chaque jour sur le site de U. Le bâtiment envisagé sera de haute qualité environnementale. Des études sont en cours à propos de l’impact carbone, le trafic routier, l’incidence hydraulique du projet, lancé lui-même en 2008, etc…
La direction de Système U, par la voix d’un des dirigeants de son antenne de Vendargues, a proposé, dans un courrier reçu au siège clermontais de "Soutien à la vie publique", cette semaine dernière, une rencontre pour le mercredi 23 septembre, de 9h à 11h. Une délégation du collectif s’y rendra. Pour écouter.
Le débat sera porté ailleurs et ultérieurement sur le fonds, à savoir le choix entre un vaste projet d’économie marchande et un autre privilégiant la ruralité du territoire et la qualité de vie. Donc un choix de modèle de société dans une région qui vit grâce à 60% de subsides publics ?