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Après leur entrevue, au siège de la Communauté de Communes du Clermontais, avec M. Alain Pardailhé, responsable du service d’urbanisme, les responsables du
collectif de la Salamane ont demandé, comme conseillé, à disposer des délibérations des collectivités locales concernées ainsi que les documents annexes, relatifs à la modification du plan local
d’urbanisme.
En leur nom et dans ce but, M. Gilles Sainati annonce qu’il a adressé, vendredi 22 août, deux courriers à M. Alain Cazorla, l’un à la mairie de Clermont-l’Hérault, le second au siège de la CCC.
En outre, une troisième lettre a été envoyée au Président-directeur général de « Système U » pour connaitre l’ampleur de l’unité du projet envisagé par sa société dans la plaine de la
Salamane.
Par ailleurs, Les membres du collectif ont prévu de se retrouver sur le terrain, c'est-à-dire dans la plaine de la Salamane, le samedi 5 septembre en soirée. Au cours de cette réunion, qu’ils
veulent médiatiser, ils feront le point de l’action menée lors de la foire aux vins de Clermont-l’Hérault et en envisageront d’autres pour les toutes prochaines semaines.
Une bataille de l’information va-t-elle se déclencher ? Les membres du collectif veulent connaitre les détails du projet, ses incidences économiques, sociales et environnementales. Y
répondre ne veut pas dire renforcer une opposition, mais lever des doutes, apaiser des inquiétudes. Tout est dans la manière de le dire ou de le faire savoir.
Système U possède déjà en Vendée, sur le territoire de la commune des Herbiers, une autre centrale régionale de 75 000 m2, desservant, dans l’ouest du pays, 322 magasins répartis dans 19
départements. Lors de l’implantation de cette unité sur le « Vendéopole du haut bocage vendéen », l’inspection des installations classées a établi un rapport qui apporte réponses
à un certain nombre de questions environnementales : consommation en eau, traitement des eaux usées, incidence sur la pollution atmosphérique, nuisances sonores potentielles, présence ou non
de rejets industriels, risques d’incendie, dispositifs de sécurité, importance du trafic routier…
Toutes ces questions se posent, aujourd’hui, à propos du projet de la Salamane. Rien que de très normal ou plutôt rien de nouveau sous le soleil. Espérons que les évoquer n’équivaut pas, dans
l’esprit de certains responsables, à de l’opposition, voire de l'hostilité, de la part de ceux qui les posent. Cela voudrait dire que le dialogue en démocratie n’est pas de
mise.
Développement de l’économie, création d’emplois ont toujours une contrepartie. Généralement la disparition de terres arables, susceptibles de nourrir les hommes, le départ d’agriculteurs qui sont
les jardiniers de la nature, un enlaidissement du paysage, une dégradation du site, voire sa pollution pour des lustres.
L’équilibre réside précisément dans la limitation de ces trois derniers facteurs. Ce ne sont pas des fatalités par nature. Un bâtiment industriel, commercial, administratif ne doit pas être
obligatoirement laid, identique du nord au sud du pays, (ce qui fait se ressembler toutes les entrées de villes) et pollution pour les générations futures.
Sinon, Villeneuvette, bâtiment industriel en son temps, n’aurait jamais du exister, ni s’intégrer dans le paysage, et encore moins subsister et faire, de nos jours, l’objet de curiosité et
d’admiration.