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Brignac : depuis le XIIème siècle

 Dans son inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France (région Languedoc- Roussillon) le ministère de la culture et de la communication indique : « On ne connaît rien des origines de ce village, sinon une mention dans le cartulaire de Gellone en 1119. »
DSCN0214.JPG 
 

      La position du site sur une terrasse dominant la rivière La Lergue et la forme circulaire de l’îlot central permettent de supposer, à cet endroit, l’existence d’une petite place forte.

     A ce noyau central, où se trouve l’église, s’est ajouté tardivement, au XVIIe siècle au plus tôt et surtout au XIXe siècle, un faubourg le long de la route de Clermont.

 

    Un des premiers guide Michelin indique  les vestiges d’une tour du XIIIe siècle. Il est néanmoins certain, des fouilles récentes l’attestent, que la région était déjà fréquentée par les Romains, voire les Grecs et, bien avant eux,  par les dinosaures

 

    Parmi les curiosités de Brignac, en 1902, figurent les vestiges d’une tour et d’une fontaine  de construction Romaine.

 

   Il est probable que Brignac était une fortification avancée du château de Clermont. Le chef de la place, un dénommé Rostang a accolé à son nom celui de Brignac. On retrouve alors une famille «  De Brignac » associée par mariage avec celle des Montarnaud. 

   Cette généalogie s’est éteinte  depuis 1856 et avait comme emblème un blason intitulé : « de gueule au lévrier rampant accolé de gueule ». C’est celui qui est reproduit dans  la page d’accueil du blog. Il faut bien reconnaître que, s’il ne nous ennoblit pas, il a tout de même de la gueule

 

   Bien sûr l’histoire de Bignac ne fut pas que rose. Il y eut cette terrible épidémie de peste dans les années 1300, arrêtée juste à temps par une intervention miraculeuse de Notre-Dame du Pérou. D’où le pèlerinage qui perdure depuis lors.

 

   Une autre épidémie a frappé Brignac dans les années 1760 à 90. Le village était alors réduit à 42 feux. Un cahier de doléance fut envoyé à l’assemblée des Trois Etats afin de réduire les impôts et autre redevances dus par la communauté.

 

    Et puis, il y a eu les « grandes guerres » 14-18 et 39-45 , où de nombreux Brignacois laissèrent leur vie . Leurs noms sont à jamais gravés sur le monument aux morts, inauguré en 1926, à l’entrée des routes de Clermont-l’Hérault et Saint-André-de-Sangonis.

 

 

Par facequepaou

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M
BRIGNAC?<br /> Ce blog a ceci d 'intéressant, c 'est que l 'on peut, grâce à lui aborder la question: BRIGNAC? autrefois c 'était quoi?<br /> En se plongeant dans différents documents, le Cartulaire de GELLONE les recherches de Gaston COMBARNOUS, les Histoires de PAULHAN & de la VICOMTÉ D' AUMELAS,écrites par l ABBÉ A. DELOUVRIER, et différentes contributions accessibles par INTERNET,<br /> On peut dire ceci:<br /> BRIGNAC, tient son nom de ABRIANACUM OU BRENNIACUM nom donné , à l 'époque GALLO ROMAINE à un domaine agricole, une ferme, une "villa romaine" donné à titre de récompense, ou pension, à un légionnaire méritant du nom de BRENNUS ,de la 7° Légion Romaine, laquelle a donné à notre région( la NARBONNAISE) le nom de SEPTIMANIE chère à Georges FRECHE.<br /> A proximité de BRENNIACUM, se trouvait une source qui appartenait à un autre légionnaire du nom de CAÎUS .A l 'époque on disait la "fontaine" de CAÎUS, FONCAÏS OU FOUSCAÎS.<br /> Autour de cette source, un domaine s'est bâti,on peut supposer que les deux retraités s'entendait bien et remerciaient les dieux de leur bonne fortune car, à mi chemin , se trouvait un oratoire, le quel se situe sur le territoire de la commune de BRIGNAC tel que nous le connaissons.<br /> Cet oratoire était entouré de draperies maintenues verticales par des poids en terre cuite.<br /> On y brûlait des huiles rares et parfumées, on y déposait des offrandes dans des bols en céramique fabriqués à CONDATOMAGOS plus connu sous le vocable générique de LA GRAUFRESENQUE, illustre poterie près de MILLAU.<br /> De nombreux poids, débris de céramique, et même un splendide camée y furent découverts et remis au musée de LATTES.<br /> <br /> BRIGNAC, à cette époque bénie de la PAX ROMANA( 1° & 2° siècle après J.C )<br /> était un domaine agricole important et prospère.<br /> De plus, il se trouvait pour son bonheur , et plus tard pour son malheur sur, une des 5 voies commerciales qui se coupaient au carrefour de la PEYRE PLANTADE.<br /> A cet endroit, un grand camp romain,un forum et même des thermes avec eaux chaudes et eaux froides, permettaient aux voyageurs venus de TOULOUSE, DE LODÈVE , D 'AGDE, DE BÉZIERS, ou aux bateliers qui avaient remonté le cours de LA LERGUE jusqu 'à CEYRAS , de trouver refuge, commerce, et repos.<br /> <br /> La suite au prochain numéro..................si vous le voulez bien!!!
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V
<br /> Oui, on veut!<br /> <br /> <br />
M
Bien, MIRAULT et son ami FACEQUEPAOU sont rabibochés, ce qui est naturel entre amis.<br /> Quelques petites précisions:<br /> La voie romaine qui dans la PROVINCE (LANGUEDOC ROUSSILLON actuels) reliait par l 'intérieur, GIGNAC à TOULOUSE, longeait la LERGUE côté EST jusqu'à CEYRAS, franchissait alors cette "rivière imprévisible ", à guet, en amont, passait au pied de LACOSTE, longeait ce massif en surplombant LA LERGUE afin d 'échapper aux crues de ce torrent méditerranéen ( les vestiges d 'un pont romain ainsi que celles d 'un couvent bâtit sur une ancienne villa romaine ,visibles depuis la petite route actuelle, en témoignent) puis s 'engageait vers l 'OUEST en empruntant la vallée du ruisseau SALAGOU, serpentait jusque sous le pic de MERIFON ( où plus tard un seigneur bâtit un castel , aujourd'hui ruiné, pour prélever l 'octroi; voir les ruines)escaladait le col , basculait sur LUNAS, BÉDARIEUX etc...<br /> D 'autre part, en lisant des ouvrages consacrés à notre région, on apprend avec un rien d' amusement que les évêques de LODÈVE, la VICOMTÉ D AUMELAS , la ville "FRANCHE" de PAULHAN se tiraient la bourre pour savoir à qui devait bénéficier les différents péages, octrois et taxes de passage et transhumance pour franchir les limites naturelles de leurs territoires que sont l HERAULT ET LA LERGUE.Étant entendu que les rives Ouest appartenait aux évêques <br /> Comme quoi les relations entre les différentes autorités quand il s 'agit de percevoir l 'impôt n 'ont pas changé au cours des siècles
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V
<br /> Intéressant. Continuez vos recherches. Nous finirons bien par reconstituer un pan de l'histoire du village et de son environnement, Merci par avance.<br /> <br /> <br />
M
Afin d 'avancer des propos discutables, il serait opportun de relire le traité sur" la défense des places fortes" commis par un illustre architecte: VAUBAN;<br /> On peut y lire qu 'une fortification avancée a pour objet de défendre les abords IMMÉDIATS d 'une place forte et que sa construction s 'inscrit dans un dispositif d 'ensemble qui peut s 'auto-défendre.<br /> Brignac étant à trois kilomètres de CLERMONT, cela laisse rêveur. La place serait investie avant l 'arrivée des secours, si prompts soient ils.<br /> D 'autre part,pour qui a un minimum de connaissances dans" l Art de la Guerre", un simple regard sur la configuration des lieux permet d' affirmer que BRIGNAC , a contrario de n 'importe quelle place forte, peut être investi sans aucune difficulté , de n 'importer quel côté.Ce n 'est pas la petite dénivelée côté plaine qui représente un obstacle à une unité d 'infanterie appuyée par des armes de jet.<br /> Drôle de place forte quasiment indéfendable?<br /> De plus, tout ce territoire à toujours appartenu aux évêques de LODEVE dont la vocation n 'était pas d 'entretenir des places à l 'écart des routes commerciales comme c 'est le cas de CLERMONT qui ne commande aucun point stratégique;<br /> Enfin, il existe bien une famille de vieille noblesse dans la région : La comté de BRIGNAC qui possède à MONTPELLIER une maison de maître, et une splendide propriété dans le Comtat VENAISSIN.<br /> La comtesse de BRIGNAC qui, s 'est illustrée pendant la dernière guerre est une adorable vieille dame qui n 'a pas sa langue dans sa poche, a conservé de sa fréquentation des militaires un goût jamais démenti pour les histoires lestes. A notre grand regret, notre bourg agricole, bâti sur les vestiges d 'une villa romaine, n 'a jamais était le fief d 'un nobliau, fut il chevalier.<br /> Laissons donc le chien se reposer sur ses pattes avant,position plus conforme pour ramper devant son maître.<br /> Remplaçons ce pauvre animal, adopté à tort par BRIGNAC , par un blason plus conforme à une vérité tout aussi respectable qui est celle de ce petit village dont la vocation ,autrefois,était agricole.<br /> Un pampre, des ceps entrecroisés sur gueule d 'azur seraient les bienvenus
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V
<br /> Voila qui est bien envoyé. Parole d'expert assurémment. Mais aussi contribution érudite à la compréhension et à la restitution de l'histoire du village, sans doute modeste en raison de sa<br /> vocation agricole. Le texte à l'origine de ce commentaire n'a aucune prétention historique. Il a été écrit à partir d'une documentation guère explicite et rare. Malheureusement, une municipalité<br /> s'est débarrassée des "encombrantes" archives de la commune. il faut donc maintenant quémander aux archives départementales leur accès. Question de temps, mais aussi de disponibilité. Avis donc aux<br /> amateurs!<br /> <br /> <br />