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« On peut avoir peur du mal, mais pas des malades ! » C’est un message que les enfants brignacois, au nombre d’une trentaine, auront retenu. « Nous ne sommes pas contagieux. » Cette phrase de la petite Julie, clouée dans son fauteuil roulant, a interpellé enfants et parents, réunis, dès 18h30 salle polyvalente, à l’appel de l’association française de myopathie.
Les personnes atteintes par une maladie génétique n’ont pas été contaminées et ne sont pas une source potentielle de contagion. Le regard que l’on porte sur elles ne doit pas être différent que sur monsieur tout le monde.
Les raisons du handicap, qui peut toucher n’importe quel d’entre nous à un moment de sa vie, ont été exposées dans un documentaire vidéo remarquable de clarté et aussi d’émotion. La lutte contre ces maladies a été également illustrée d’excellente façon au profit d’un jeune auditoire, particulièrement attentif. Une lutte accélérée au fil des années grâce à la générosité de millions d’anonymes.
Il faut également saluer la bonhommie et la maitrise de Christian Martinez, qui, micro et manette en main, a piloté le bon déroulement des projections. Il mit un point final joyeux avec son jeune public, en distribuant ballons au nom du Téléthon et jus de fruits.
Une fois encore, les absents ont eu tort. Il est d’autres enfants et adultes qui auraient pu tirer profit de cette petite heure d’humanité bien comprise. Ce sera peut-être pour une autre fois.
Le téléthon : politique ?
« Non, c’est politique ! » Refus déconcertant. A plusieurs titres. Tout d’abord à cause de la profession et du rôle social de l’interlocuteur, auquel nous avions proposé de se joindre à l’initiative. Nous les tairons par compassion. Pour ne pas faire injure à ses collègues.
Le téléthon politique ? Oui au sens étymologique. C’est un événement de la cité. A ce propos, quelle ignorance ! Comme celui-là qui voulait que notre association soit « apolitique ».
Etre apolitique c’est déjà faire de la politique. S’impliquer dans la vie de la communauté est politique. Agir en faveur d’enfants nés avec un handicap est un acte citoyen.
La mairie l’a bien compris ainsi, qui a mis gracieusement la salle polyvalente à la disposition de l’organisation locale. On lui en sait gré.
Ou alors, était-ce politique du fait que l’autre nous prêtait ses arrière-pensées, doutait de la sincérité de notre démarche ? Ce refus n’était pas politique, mais tristement politicien.
Une petite faillite intellectuelle. Triste ! Ne trouvez-vous pas ?