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« Cette cérémonie du 8 mai, a-t-il ajouté à l’intention de ceux qui n’ont pas connu l’une des plus grandes tragédies de l’Humanité, c’est la nécessaire leçon d’histoire du XXème siècle, instituée pour rappeler aux citoyens de notre pays que les semeurs de haine, les chantres de la supériorité raciale, les prophètes de la violence, cela existe encore. Partout où ils triomphent de nos jours, on retrouve, quelque temps après, fosses communes, camps de prisonniers et villes incendiées…
« Nous ne disposons face à ces tragédies d’aucun vaccin définitif, mais d’un traitement au long cours qui comprend tout à la fois l’instruction, la mémoire, l’apprentissage respectueux de notre passé. L’Europe, depuis plus de 60 ans, se souvient d’où elle vient, de l’abattoir qu’elle a été : c’est la seule raison indéniable qui puisse expliquer ces années de paix que nous avons par bonheur vécues…
« Le 8 mai c’est la victoire des forces alliées, mais aussi le début d’un long règne de la paix en Europe, et, aujourd’hui, 63 ans plus tard, le symbole de l’anniversaire du mariage des principaux pays de notre continent…
« Que de morts, que détresse et de drames pour en arriver là, alors que chacun sait que, pour être digne du nom d’homme, il faut simplement s’indigner lorsque quiconque s’attaque à la dignité humaine. »
Sur cette conclusion, la sonnerie aux morts, interprétée au clairon par M. Manuel Sanchez, de Clermont-l’Hérault, fut suivie d’une minute de silence. L’appel des Brignacois tombés pour la défense du pays et le dépôt d’une gerbe au pied de la stèle par trois enfants, Maeva Salvador, Corentin Tourel et Bastien Barral, ainsi que l’hymne national, repris par une assistance sensible au moment de réelle émotion qu’elle venait de partager.
Les personnes présentes se rendirent ensuite salle polyvalente, où un apéritif était offert par la municipalité et la Belle bleue brignacoise.