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On a frôlé la catastrophe ! Le transformateur de Lammelarède, situé rue de la Salamane, a explosé samedi soir vers 20h15. En fait, il y a eu trois explosions successives et le lieu n'était plus qu’un brasier avec des flammes de 3 à 4 mètres de haut, lorsque les pompiers de Paulhan, détournés d’une autre mission en urgence absolue, sont arrivés, suivis peu après par ceux de Clermont-l’Hérault.
Le feu n’était pourtant pas le plus grand danger en cet instant, mais le gaz toxique qui se dégage en pareil cas. Le « PCB » menaçait les sauveteurs, ainsi que tous les habitants du voisinage.
En priorité, les occupants de la maison immédiatement voisine du transformateur, Mme et M. Pin ont été évacués le temps de l’intervention. Il a été question, un moment, de diriger vers la salle polyvalente touts les habitants résidant dans un rayon de 100 mètres autour du lieu du sinistre. Mais, finalement, il a été demandé à chacun de rester calfeutré dans son domicile.
En effet, ce gaz est cancérigène et tous ceux qui ont côtoyé le sinistre ont du être aussitôt « contrôlés » ou le seront dans les meilleurs délais. Fort heureusement, samedi soir, un vent glacial soufflant du nord a rapidement balayé et dispersé vers la plaine les vapeurs. En outre, l’eau des canons pompes a gelé presque immédiatement au sol et ne s’est pas déversée alentour. En effet, le thermomètre accusait déjà, à cette heure, 4 à 5° en dessous de zéro.
Sur place sont également accourus, les gendarmes de Clermont-l’Hérault ainsi que le colonel Contreras, commandant les sapeurs-pompiers du département, bien entendu, les personnels d’EDF qui ont amené avec eux trois groupes électrogènes.
Ce qui a permis de rétablir, dimanche vers 2 h 55, le courant dans le secteur comprenant le lotissement le peuplier, les rues de la Salamane et rue des Poilus, la place de l’Eglise , la rue et le chemin de la Fontaine, ainsi que les rues de Lergue, des trois Pierres et du Thos.
L’éclairage public est toutefois resté hors circuit, mais compensé par un clair de lune blafard et glacial, dans la partie nord-est du village concernée.
Comme le château d’eau est inclus dans ce périmètre, les habitants des autres quartiers ont eu droit aux répercussions de cet arrêt de l’alimentation électrique des pompes. Et, ce dimanche matin, la situation était pour ceux-là identique à celle de la veille.
En effet, ce dimanche en fin de matinée, si un mince filet d’eau sortait du robinet au pied du château d’eau, ailleurs il n’en était rien. C’était le souci du maire qui, depuis la veille, avait du se préoccuper de ce même type d’incident dans la distribution d’eau potable.
En effet déjà samedi matin, son téléphone avait retenti d’appels de protestation, alors qu’il était en route vers la station de pompage et le château d’eau pour situer le lieu de l’incident.
Le service de dépannage de Véolia, société chargée de la maintenance du réseau, avait été alerté ainsi que celui d’EDF. L’origine de l’incident était effectivement électrique. Bien entendu, l’équipe d’électriciens avait contrôlé le transformateur, s’était rendu compte qu’une l’une des trois phases du circuit était inopérante et en avait rétabli, vers 14h 30, le fonctionnement.
Il va s’agir maintenant de rechercher les causes de cette surchauffe du transformateur, et de remettre en état les installations, avec des perturbations en perspective pour les usagers. Ce sera le moindre des maux, après avoir frôlé le pire