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Cérémonie du 8 mai simplissime, mais dans le recueillement au monument aux morts de la commune, hier enfin de matinée. Un cortège, drapeau en tête porté par Thierry Domergue, 2ème adjoint au maire, slalomant de la mairie à la route de Clermont entre les voitures garées un peu partout ou circulant, mais fort heureusement sans incident à l’aller comme au retour. Une assistance, moins nombreuse qu’à l’accoutumée parmi laquelle la présence de la totalité de la municipalité, mais une grande partie de la population badant au milieu des stands du vide-greniers organisé par le comité des fêtes. Une sono de circonstance en l’absence de l’habituel clairon, mais un quatuor de jeunes adolescents appliqués à leur mission, l’appel des noms des 15 Brignacois morts pour la France lors des deux dernières guerres mondiales et le dépôt d’une gerbe au pied de l’obélisque où ils sont gravés. Enfin, la lecture par le maire, M. Henri Jurquet, du message du Ministre de la défense et des anciens combattants, M. Gérard Longuet. Moment de grande attention, malgré le brouhaha de la circulation.
En ce 66ème anniversaire de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie, ce rappel de cinq années de cauchemar et de barbarie, de cinq années parmi les plus cruelles de l’histoire de l’Humanité avait, dans ce contexte à Brignac, un coté surréaliste.
Parmi les personnes présentes, pas plus d’une demi-douzaine avaient vécu de près ou de loin la défaite de 1940, l’occupation du pays, l’absence durant 4 ans de plus d’un million et demi de prisonniers, les privations de toutes sortes, le pillage économique, l’oppression politique, les persécutions raciales, mais aussi la résistance sur le terrain métropolitain menée par une minorité, l’engagement des Français d’outre-mer depuis les déserts d’Afrique, puis des rives de la Méditerranée jusqu’à Bertchesgaden, le repaire d’Hitler.
Il serait temps que, les autorités du pays se décident à fixer une seule journée du souvenir, commune à tous qui ont fait le sacrifice de leur vie, quelle qu’en soit la guerre, à l’exclusion de toute autre manifestation, ce jour là, par respect pour leur mémoire.
Il en restera suffisamment d’autres dans l’année pour les marchands du temple !