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Nouveau défi pour la municipalité, c’est-à-dire sa seule minorité active, la majorité s’étant réfugiée dans le refus systématique et la démission implicite depuis un an : le jeudi 16 juin, 119 enfants étaient déjà inscrits pour la prochaine rentrée scolaire à l’école communale. Ils étaient 117, le mardi 14 juin, lors de la dernière réunion du conseil d’école.
On compte donc déjà 23 élèves de plus que l’effectif en cette fin juin. Et les inscriptions ne sont pas closes. Il se pourrait bien qu’il y en ait plus de 120 en septembre prochain.
Les maitres souhaitent le renfort d’un cinquième enseignant. Avec un effectif de 96 élèves, cette année la moyenne par classe a été de 24 enfants. Pour certains professeurs trois niveaux d’élèves nécessitent une attention et une charge de travail supérieures à celles d’une classe homogène. Avec 29 ou 30 élèves ou davantage, dans ces conditions et dans une même surface, cela relève de la gageure.
La directrice a donc déjà fait la demande d’un cinquième poste d’enseignant à l’inspectrice d’académie de Lodève. Réponse en forme de question : dans quel local ? L’interrogation s’adresse au maire.
A peine achevée, l’extension de l’école avec le doublement des salles doit-elle être accentuée ? La réflexion s’impose. Cet accroissement d’effectif scolaire résulte de l’installation de jeunes couples aux « Catalounes » au cours des derniers 18 mois, mais aussi dans le centre du village.
Il est probable que, les prochaines années, la courbe des naissances s’inversera quelque peu. Dans les villages qui, avant Brignac, ont réalisé de nouveaux lotissements, les écoles construites en dur sont, aujourd’hui, en partie vides en raison d’une évolution négative des effectifs scolaires en maternelle et en primaire.
Dans le même temps, les finances de notre commune n’ont pas évolué au même rythme que la démographie. Bien au contraire avec le blocage du fonctionnement de la commune pratiqué par la majorité dissidente.
A écouter certaine élue qui en fait partie, lors de la dernière séance publique du conseil municipal où le sujet a été évoqué par le maire, c’est, là, la meilleure des raisons à refuser tout projet immobilier.
Or, peut-on refuser un permis de construire dans les lotissements privés encore incomplets,(sans parler de la Paro dont 2 000 M2 sont à l’état de friche depuis plus de deux ans par la volonté de la dite majorité) ? Doit-on le refuser à des propriétaires de parcelles dans des secteurs constructibles, tel cet élu, faisant partie de la même majorité dissidente, qui projette de construire trois autres maisons sur son terrain ? Ce ne serait pas très sérieux, ni honnête.
Le réalisme est de trouver, au cours deux prochains mois, une solution et de la concrétiser dans le seul intérêt des enfants et de leurs professeurs. Et avec les seuls moyens forcément restreints auxquels le refus systématique de la majorité contraint la municipalité.