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Inondable et constructible ?

Le 19 mars dernier, le collectif des associations de défense de l’environnement de la vallée de l’Hérault a alerté le préfet de région sur le projet d’implantation, dans une zone inondable, d’un convoyeur aérien et terrestre entre Saint-André de Sangonis et Pouzols, destiné à faire  franchir l’Hérault  aux matériaux extraits des carrières dont l’extension elle-même est contestée.

L’élément nouveau, en guise de première réponse implicite, est venu de la mairie de Saint-André de Sangonis. Un arrêté municipal, en date du 3 mai dernier, ordonne l’ouverture d’une enquête publique sur les dispositions du projet de révision simplifiée du plan local d’urbanisme, du 25 mai au 25 juin 2010 inclus.

Les pièces du dossier ainsi qu’un registre d’enquête seront déposés en mairie de Saint-André durant cette période de 31 jours, du lundi au vendredi, de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h. Chacun pourra en prendre connaissance et consigner éventuellement ses observations sur le registre ou les adresser par écrit en mairie au commissaire-enquêteur désigné. Ce dernier ne manquera pas de lecture.

En outre, le commissaire-enquêteur recevra, en mairie de Saint-André, les vendredis 28 mai, de 9h à 12h, 11 juin et 25 juin, de 14h à 17h, toute personne le désirant. Son rapport et ses conclusions seront tenus à la disposition du public, à partir du 26 juillet suivant, à la mairie de Saint-André et, pendant une année à compter de la clôture de l’enquête, à la sous-préfecture de Lodève.

La question posée par le collectif au préfet est : une zone inconstructible, parce qu’inondable, peut-elle devenir constructible -  et donc non inondable – par le fait d’une décision municipale ?

 Entre temps autre question : a-t-on entendu, chez nos proches voisins, de ce qui s’est passé récemment sur la côte atlantique et les morts provoquées par le fait que des municipalités ont pris, un jour, une telle décision ?

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J
<br /> Bonjour,<br /> Je vois que vous ne voulez surtout pas comprendre le sens de mes messages. Où est la courtoisie en assimilant les Saint-Andréens à des irresponsables qui veulent mettre des habitants dans une zone<br /> inondable ?<br /> Je regrette mais de tels propos sont plus que discourtois, ils sont médisants.<br /> Maintenant si vous croyez que vos remarques me gênent, détrompez-vous, je ne suis en rien favorable aux carrières mais uniquement pragmatique. Je ne vois pas l'intérêt d'un combat perdu d'avance<br /> dès lors que les élus de l'époque, ni les associations, n'ont fait ce qu'il fallait en temps utile. Ne me demandez pas ce que j'ai fait, en 2006 je ne résidais pas à Saint-André.<br /> Maintenant, je vous invite à revoir sérieusement les notions de zone inondable, de zone habitable et des constructions possibles en zone inodable. Prenez connaissance des PPRI (plan de prévention<br /> des risques d'inondation)et des documents d'urbanisme, vous découvrirez que les constructions ne sont pas impossibles en zone inondable sous certaines conditions.<br /> D'où, pardonnez ma discourtoisie, l'absurdité de votre nouvelle remarque sur l'arrêté municipal qui rend non inondable une zone inondable. Nous avons peut être un Saint patron dans le nom de la<br /> commune, mais nous ne savons pas encore comment marcher sur l'eau.<br /> Quant à l'ancrage du pylône, les services départementaux, qui ont donné un avis favorable à son implantation, ont demandé des garanties supplémentaires pour la résistance aux crues.<br /> En ce qui concerne l'aspect visuel, je vous invite à demander le démantèlement complet des installations de l'entreprise LEYGUE car le site de traitement que va alimenter directement le convoyeur a<br /> déjà un impact visuel et sonore bien supérieur à ce qui va être fait côté Saint-André.<br /> J'attends votre réponse en ce qui concerne les camions.<br /> Quant au cas de Gignac, l'enfouissement est encore un autre problème dont je ne vois pas le rapport avec le pylône dont nous parlons. Au passage, pour m'être promené sur les anciens sites de<br /> carrières côté Gignac, j'ai pu constater que des enfouissements ont déjà été réalisés et étaient encore en cours il y a peu. Votre action, bien tardive, a eu le mérite de ne pas aggraver le<br /> problème, mais à nouveau qu'avez-vous fait d'efficace avant ?<br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br /> Nous avons posé des questions claires et simples, qui appelaient des réponses de la même eau. Les vôtres sont, à notre humble avis,<br /> volontairement confuses. Vous semblez vouloir engager une « querelle d’allemands », comme l’on disait injustement autrefois à l’égard de nos voisins d'outre-Rhin.<br /> <br /> <br /> Nous vous remercions toutefois d’apporter, malgré vous, de l’eau à notre moulin. Nous vous citons fidèlement : « le convoyeur<br /> partira d’une rive inaccessible pour arriver sur un site de fiches industrielles où existent déjà de vieilles tours en bétons que seuls les promeneurs peuvent apercevoir en venant sur<br /> place. »<br /> <br /> <br /> Si l’on vous suit bien, la rive gauche deviendra aussi sinistre que la rive gauche du fleuve, déjà laminée par les carriers. C’est précisément<br /> ce qu’il serait souhaitable d’éviter au lieu et place de vignes ou d’autres cultures possibles.<br /> <br /> <br /> Quant aux camions,- d’un fort tonnage n’est-ce pas ?  - ils n’ont pas encore franchi le pont<br /> de Cambous, qui restera aussi étroit et bien fragile, malgré les travaux de consolidation en cours. Quant à la traversée de notre village,  il y a un<br /> vieux principe, bien français, qui dit : « charbonnier est maitre chez soi ».<br /> <br /> <br /> Ce sera notre dernier mot. Le débat est clos.<br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> Bonjour,<br /> Votre réponse me confirme que vous n'avez jamais consulté ce dossier. Vous vous contentez de belles déclarations de principe appuyés sur aucun argument valable ce qui vous donne bonne conscience<br /> mais ne risque surtout pas de faire avancer le débat. Avec pour illustration votre remarque fantaisiste sur la chute des corps. Vous aurez plus de chance de recevoir un pot de fleurs sur la tête<br /> dans la rue de votre village que les matériaux d'un convoyeur qui ne franchit en aérien que le lit de l'Hérault dans un endroit où il n'y a ni baignade ni activités nautiques. En ce qui concerne<br /> l'aspect visuel, nouvelle démonstration de votre "bonne foi", le convoyeur partira d'une rive inaccessible pour arriver sur un site de friches industrielles où existent déjà de vieilles tours en<br /> béton que seuls les promeneurs peuvent apercevoir en venant sur place. Ces bâtiments ne semblent pas avoir fait l'objet de votre attention auparavant.<br /> Quant aux terres agricoles, allez expliquer aux viticulteurs qui arrachent les vignes ce qu'il faut planter à la place. Pouvez-vous m'expliquer pourquoi votre association ne se porte pas acquéreur<br /> de terres agricoles abandonnées, voici enfin une action qui serait efficace ! Vous pourriez les préserver pour l'agriculture, mais laquelle ? et les carriers ne pourraient s'en saisir.<br /> Si vos remarques étaient pertinentes comment expliquez-vous que depuis des décennies une centaine d'hectares ont pu être consacrés aux carrières ? Au passage, j'apprécie votre amalgame, vous parlez<br /> d'un dossier concernant un pylône sur quelques centaines de mètres carrés mais dès que vos contradictions sont mises en avant vous changez de sujet. Je rappelle que sur Cambous c'est environ 14<br /> hectares qui seront exploités et non 100 comme vos propos pourraient le laisser croire en mélangeant nouveaux projets et carrières déjà exploitées. Encore une maladresse ou une remarque astucieuse<br /> ?<br /> Maintenant de vraies questions : préférez-vous une cinquantaine de camions dans Brignac chaque jour plutôt qu'une traversée de l'Hérault par un convoyeur ? Je me demande si nous ne sommes pas<br /> stupides à Saint-André de nous embarrasser de cette procédure relative au convoyeur, nous aurions peut être dû vous laisser vous débrouiller avec le passage des camions...<br /> Qu'avez-vous fait de concret en 2006 pour empêcher le site de Cambous d'être placé en secteur de carrières au PLU de Saint-André ? Pour ceux qui l'ignorent, si le contenu du plan local d'urbanisme<br /> (PLU) dépendait du maire de Saint André de l'époque, une fois le périmètre de carrières inscrit dans les documents d'urbanisme, la compétence revient au préfet qui est seul décideur. Et seuls des<br /> éléments concrets et objectifs peuvent permettre d'interdire l'ouverture d'une carrière sur un tel site.<br /> Alors à défaut de motif imparable, et non des élucubrations comme le pylône habitable, le choix à Saint André, a été d'accompagner ce projet dès lors qu'un maximum de garanties était obtenu, ce qui<br /> est le cas : suivi de l'exploitation et maîtrise du site après exploitation, réduction des nuisances sonores en équipant les engins et par compensation au seul riverain concerné, avec son accord,<br /> recul du périmètre en bordure de l'Hérault et à proximité d'une coulée verte.<br /> Ou bien, nous pouvions faire comme vous, énumérer les inconvénients des carrières, sans étudier le dossier ni aller sur place, donner un "non" de principe et pleurer un ou deux ans plus tard<br /> lorsque le préfet donnera l'autorisation. Comme cela s'est passé pour les dossiers précédents.<br /> Merci de nous épargner la rupture du barrage du Salagou, c'est un barrage poids ; le risque sismique, nous sommes sur des terrains alluvionnaires ; l'éruption volcanique pour le même motif ;<br /> l'accident de péniche, le fleuve n'est pas navigable ; les accidents de train car il y a longtemps qu'il ne passe plus sur le pont de Gignac mais je conviens qu'il reste le risque d'accident<br /> d'avions...<br /> Alors après la plume et le plomb, le goudron ?<br /> <br /> <br />
Répondre
V
<br /> <br /> A vous lire, nous avons visé juste, là où cela fait mal ! Nous disposons du dossier. Nous n‘avons lu. Et la question posée par nous<br /> était simple : un terrain inconstructible parce qu’inondable, peut-il ne plus être inondable parce que déclaré constructible par arrêté municipal ? Elle est posée implicitement au<br /> préfet. La réponse est simple à formuler : oui, non ?<br /> <br /> <br /> Et de quoi parlions-nous précisément dans un précédent article ? D’un des piliers du futur transbordeur appelé à faire passer<br />  en continu d’une rive à l’autre de l’Hérault, à plus de 11 mètres de hauteur, un lourd chargement. Et quelle autre question posions-nous ?<br /> L’ouvrage résistera-t-il à une forte crue telle que nous en avons connue ? Vous ne semblez pas avoir la réponse.<br /> <br /> <br /> Et, nous nous sommes effectivement permis que poser une troisième question : cet ouvrage ne tranchera-t-il pas dans le paysage d’une<br /> vallée dite à vocation touristique ? Question de cohérence avec les projets en cours, posée aux élus.<br /> <br /> <br /> Il faut des carrières, comme il faut des dépôts de déchets. Gignac en proposait l’extension de l’un d’eux au beau milieu de la vallée, juste<br /> dans l’axe de la nouvelle perspective de l’autoroute A 750. Le maire a du y renoncer. Eh oui !<br /> <br /> <br /> Une dernière remarque, au cas où vous n’en apercevriez pas : nous sommes très courtois à votre égard. Le respect de soi commence par<br /> celui des autres.<br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> Bonjour,<br /> Avant d'écrire de tels propos sur vos voisins de Saint André, il aurait été plus sérieux de prendre connaissance de la teneur du dossier.<br /> Confondre un pylône et une habitation est plutôt consternant.<br /> Le pylône EDF situé sur la même berge inondable et à proximité du site concerné ne semble pas vous émouvoir, ni être habité.. peut être quelques escargots ?<br /> Alors à mon tour une question, est-ce de la légèreté ou de la désinformation ? Dans un cas comme dans l'autre, de quoi dont penser de votre crédibilité ?<br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br /> Quelle est la différence entre un kilo de plumes et un kilo de plomb ? Apparemment aucune, sauf... quand on en reçoit un sur la tête ! C'est exactement celle entre un pylone électrique et un<br /> pilier destiné à soutenir le rail d'un transbordeur chargé de charrier à 11 mètres au-dessus du sol par desus le fleuve Hérault, des tonnes de pierres extraites d'une carrière et, ce,<br /> cinq jours jours sur sept, pendant des années. Vous direz que, si l'ouvrage s'effondre, il n'y aura personne en dessous. Ce qui n'est pas sûr.<br /> <br /> <br /> Par contre ce qui est certain, c'est l'atteinte à l'environnement, visuelle car il y a mieux comme décor, économique avec la disparition de terres agricoles, (une centaine<br /> d'hectares), au cadre de vie des habitants riverains. Et, si par malheur, l'équilibre du dit pilier se trouve compromis par une forte crue, il faudra arrêter le chantier. Pour ne pas<br /> parler de son éventuel effonfrement ...<br /> <br /> <br /> <br />