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L'association vers une remise en cause

« Vivre à Brignac », à l’orée de sa troisième année, se doit de se remettre en cause. Tel est le sentiment retiré de l’assemblée générale tenue vendredi dernier 9 octobre. Une présence moins nombreuse dans la salle, un bilan de l’exercice en demi-teinte, un appel à candidatures au conseil d’administration sans écho.

Les motifs ? Divers : le contrecoup du « schisme » vécu depuis la fin 2008 par la municipalité, dont la majorité des membres sont issus de l’association et ont été soutenus par elle, l’évidence d’une alliance de la carpe et du lapin, le réflexe compréhensible de certains à ne pas vouloir se trouver impliqués dans une querelle qui leur est étrangère, l’affaiblissement du conseil d’administration avec la démission de plusieurs administrateurs, mais toujours membres de VAB, la priorité donnée aux taches municipales par ceux d’entre eux qui œuvrent chaque jour à la mairie.

Il est tout de même des raisons de persévérer. Tout au long des douze mois écoulés, le lien avec les Brignacois, adhérents ou non à l’association, a été maintenu : la publication de plus de 200 articles en un an (plus de 600 depuis 2007) sur le blog à l’adresse des internautes, la distribution chaque mois aux adhérents, comme promis l’an dernier, d’un bulletin d’information « Du Thos aux Catalounes ». Apprécié. Cela a été dit en séance.

Autre initiative unanime : la visite à Midi Libre. Contrariée, il est vrai, ce soir là, par une panne des rotatives. Un second projet, à savoir la visite du site archéologique d’Aspiran, n’a pu aboutir, à cause de la brièveté de la campagne de fouilles, cet été, faute de crédits suffisants. L’élan a été stoppé par l’indisponibilité du président durant plusieurs mois.

André Menella a rendu compte des initiatives prises, le printemps dernier, en concertation avec d’autres associations de la vallée de l’Hérault impliquées dans la défense de l’environnement. Une adhésion au collectif « Avenir de la vallée de l’Hérault », des contacts informels avec celui de la Salamane.

Il a redit les menaces potentielles de projets qui vont bouleverser les paysages autour de Brignac : une nature livrée aux excavateurs du coté de Cambous et une installation aérienne au dessus de l’Hérault, une barre de béton et de tôles sur 600 mètres de long et 15 mètres de haut, au delà de la route directe Clermont-Canet. Sans parler des nuisances conséquentes : bruit et poussière au nord-est, trafic routier intense au sud-ouest.

Vers Saint-André, un bouleversement total et 4 emplois, du coté de Clermont une « dissuasion » touristique, mais à terme 600 emplois, dont on peut en espérer quelques uns pour nos concitoyens, et donc une position évidemment nuancée prise à ce jour : un combat engagé sur le plan administratif, voire si nécessaire sur le plan juridique contre les projets de carrière, une réserve prudente à l’égard des conditions environnementales de la réalisation de la ZAC, mais aussi du conflit politique interne à la municipalité de Clermont-l’Hérault.

A ce propos, le président estime que les opposants au projet de la Salamane doivent avoir la possibilité de s’exprimer ainsi qu’ils l’ont demandé le 18 novembre à Brignac. En application du principe de liberté d’expression. Seule condition à poser aux demandeurs : le respect de l’ordre public et des installations de la commune.

Devant les défis qui ont surgi, l’association qui, ne l’oublions pas, a su venir à bout du projet calamiteux des boues urbaines, sans les « écolos » d’aujourd’hui, a besoin de sang neuf, « étranger » en quelque sorte. Action déjà engagée avec l’amorce d’une campagne d’information.

Ce qui n’est pas incompatible, au contraire, avec des projets susceptibles de consolider les liens entre adhérents. Plusieurs opportunités de sorties en commun ont été envisagées. Enfin, l’appel des cotisations permettra de régulariser les effectifs.

La séance s’est achevée par le verre de l’amitié auquel se sont abstenus ceux dont il est question plus haut et, par là même, exclus.

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