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Février, mois de préparation des budgets dans les collectivités. Aussi, le maire a adressé, le 4 février, aux conseillers convocation et ordres du jour de deux réunions privées du conseil municipal, les lundis 14 et 21 février.
Ce vendredi matin, le premier adjoint a déposé, à l’accueil de la mairie, une lettre à l’adresse du Maire au nom de Mmes Chantal Loison, Bérengère Patruno, Nelly Rau-Boussekane ainsi que MM. Robert Moya, Jean-Louis Vedel et Lionel Tourel.
Ces sept élus refusent de participer à ces travaux. Ils reprennent comme raisons les griefs déjà exprimés, l’an dernier, pour ne pas voter les budgets 2010. Ils réaffirment :
« Comme nous l’avons déjà fait savoir, il ne nous est plus possible de travailler avec vous. Nous déplorons votre manque de démocratie, votre refus systématique de prendre en compte nos avis, alors qu’au sein du conseil municipal nous sommes majoritaires, ainsi que le manque de transparence des dossiers qui nous ont été donnés d’étudier. Ce n’est pas la cinquantaine de fichiers qui nous ont été transmis dernièrement, en précipitation par Jean-Louis Caussel qui va changer notre point de vue… » (1)
Ce message est un tissu de contre-vérités pour fuir leurs engagements, donc leurs responsabilités. Ils ont été élus sur un programme qu’ils rejettent aujourd’hui. Et ils brouillent les cartes.
Où est l’intérêt de la commune, donc de nos concitoyens dans ce refus ? Quatre d’entre eux, qui n’entendent pas examiner les dossiers réunis, ont pourtant discuté à l’envie d’un certain nombre en commission des travaux. Nous ne parlons pas des autres commissions dont leurs «coalisés » se sont abstenus de répondre aux convocations.
De même, au cours de l’exercice 2010, pour répondre aux besoins de nos concitoyens, le budget arrêté par le préfet de l’Hérault a été mis en œuvre sans eux qui l’avaient refusé. Toutefois, il a été tenu compte scrupuleusement d’un certain nombre de décisions d’accord ou de refus pris en séances publiques du conseil, donc de leurs avis.
2010 a été un exercice tronqué. 2011 commence dans la cacophonie. Peu leur importe. Seule compte pour ces sept conseillers leur hostilité au Maire.
Qu’est-ce qui motive donc les trois autres élus qui ont, seuls, œuvré toute l’année dernière ? L’obédience au maire ? Non ! Ils ne lui doivent rien. Seulement l’engagement pris à l’égard des Brignacois. Rien d’autre. Sans état d’âme, sans faux fuyants, sans intérêts particuliers, parfois en désaccord avec le maire. Là est toute la différence entre les uns et les autres.
En conclusion de leur missive, les sept signataires en arrivent au fait qui les motive et confirme ce que nous disons plus haut : « … il parait évident que seule la dissolution de notre assemblée, suivie de réélections municipales permettra de mettre fin à la crise actuelle. »
Là, encore, la fuite devant une décision logique à prendre : Pourquoi ne démissionnent-ils pas ? Il y aura obligatoirement une nouvelle élection.
(1) Ces documents ont été transmis le lundi 7 février, soit 7 jours avant la 1ère réunion prévue. Il en est d’autres prévus pour la seconde réunion. Ils leur seront également adressés ce lundi.