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Après le « Sage », nous allons entendre parler du « PAPI » ! Serons-nous pour autant mieux nantis ? En tous les cas, dans un « certain temps ». Mais pas avant. Comme autrefois, le « fût du canon » dont les bidasses devaient deviner la durée de refroidissement après un tir.
Le Sage est, bien entendu, un Sigle. Nous l’avons évoqué dans une page précédente. Il s’agit du « schéma d’aménagement et de gestion des eaux » dans le bassin versant du fleuve Hérault. En clair le projet d’aménagement du fleuve mené par la préfecture de l’Hérault.
Une enquête publique sera ouverte entre le 28 février et le 31 mars 201 et le dossier pourra en être consulté dans les mairies de Clermont-l’Hérault, Gignac et Lodève pour le Cœur d’Hérault.
Parallèlement, le syndicat mixte du « Bassin du fleuve Hérault » a entamé une série de consultations avec les élus des communes traversées par le cours d’eau et ses affluents. L’objectif est de faire le point avec eux de leurs observations et de les intégrer, autant que possible, dans le PAPI, autrement dit le « programme d’actions de prévention des inondations ».
Dans le cadre de cette enquête, le maire de Brignac a eu l’opportunité d’évoquer quatre soucis d’importance certes différente, mais concordants : l’entretien des berges des rivières tout d’abord. Les communautés de communes riveraines de la Lergue s’engagent actuellement dans une étude préalable à la réalisation de travaux d’entretien, et notamment d’un programme pluriannuel de la gestion ripisylve. Henri Jurquet suggère la présence sur le terrain de « cantonniers des rivières » en charge d’alerter les communes des interventions à effectuer.
A propos du Mas de Mare, celui-ci a posé la question de l’opportunité de la digue qui a cédé en 2006 et qui cèdera encore à la prochaine crue importante de la Lergue ainsi que de la création dans le secteur d’une zone « humide », en délocalisant certaines activités agricoles.
Au cours de cet échange il a été également évoqué la sécurisation de l’alimentation en eau potable du village, située précisément dans la zone inondable, de même que la nécessité d’un schéma de gestion des eaux pluviales. Enfin, Henri Jurquet a posé la question des incidences possibles de l’implantation de la Z.A.E. de la Salamane sur les ruissellements.
La synthèse des remarques et suggestions des élus sera réalisée au cours des prochains mois et le « PAPI » devrait être labellisé à l’automne prochain. A suivre donc.
A Brignac, le plan communal de sauvegarde, c'est-à-dire de prévention des risques naturels, est à l’état de vœu pieu. Il avait été évoqué, voici près de deux ans, en réunion privée du conseil et en séance publique. Sans plus. Le premier adjoint s’était bien porté volontaire. Mais, comme d’habitude, on n’a rien vu venir.