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Une large concertation sur le déplacement de l’autoroute A 9, plus au sud de Montpellier, a été lancée le 15 juin et se poursuivra jusqu’à la mi-juillet. Voila des années que ce dossier traine en longueur. Les procédures d’utilité publique sont abouties. Les crédits nécessaires provisionnés. Mais la réalisation des travaux est suspendue à l’impulsion… du gouvernement.
La presse et la télévision régionale en ont fait état à plusieurs reprises ces dernières semaines. Pour notre part nous avons consacré, le 23 février 2011, une page au sujet. Car, même à Brignac, nous sommes concernés. Le raccordement de l’A 75 à l’A 9 à l’est de Béziers s’est traduit par un trafic plus intense et un intérêt certain pour la sortie 54 de Clermont-l’Hérault, à la porte de notre village.
Et le raccordement de l’A 750 à l’ouest de Montpellier à cette même autoroute A 9 est le complément indispensable à l’élan économique attendu dans le Clermontais. 0r, ce raccordement est conditionné par le tracé futur du contournement de la capitale régionale, de Baillargues à Saint-Jean de Vedas.
L’enjeu est stratégique pour une région tenue si longtemps à l’écart des grands axes migratoires et économiques : au sud, la route de l’Espagne via Barcelone, à l’ouest la région Toulousaine, à l’est l’accès vers Marseille et son port ouvert sur le bassin Méditerranéen.
Vu du centre Hérault, que le futur tronçon de l’A 9, quelques 21 kms, soit un peu plus au sud ou non importe peu. Le débat sur ce plan est essentiellement Montpelliérain.
Le 1er objectif est la sécurité de la circulation au droit du chef lieu : 23% d’accidents de plus entre 2005 et 2010, malgré les mesures prises, dont la réduction de la vitesse à 110 km/h. Il convient donc de séparer trafic de transit et trafic local.
A ce problème se superpose ceux de la rocade est et à l’ouest de la liaison à l’A 750. Sans parler, toujours au sud de Montpellier, de la future ligne à grande vitesse vers Nimes et de celle vers Perpignan ainsi que la création de la gare d’Odysseum.
Dernier point d’importance, ce projet fleure le milliard d’Euros, dont l’Etat voudrait bien partager la charge avec les collectivités locales. Pomme de discorde ?
Espérons que l’on verra un peu plus clair après le 15 juillet, que cette concertation sera conclue par une approbation. Pour lui donner plus de poids le président de la communauté d’agglomération de Montpellier en appelle à ses collègues du département. Il leur demande de faire prendre par les collectivités qu’ils président une délibération en ce sens.
A Brignac, la question est posée comme dans toutes les autres communes. Avec la majorité actuelle la réponse sera « non », ou dans le meilleur des cas, on besoin d’étudier le dossier et on le reporte. Ad vitam ?