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Mairie : tout ça pourquoi ?

Depuis la séance publique du conseil municipal en date du 28 mai 2010, l’opposition majoritaire a demandé, au début de presque chacune des réunions suivantes, l’ajout d’un point supplémentaire à l’ordre du jour prévu. Et, à chaque fois, son porte-parole a donné lecture d’une déclaration, plus ou moins longue, que l’on écoute poliment, mais dont on finit par perdre le fil de la pensée.

Au départ, celui-ci a demandé clairement, dans une brève déclaration, le retrait des délégations communales et extra-communales accordées au maire. Problème : Henri Jurquet n’en a jamais disposée. Pour chaque projet ou question d’importance, il en a référé à l’assemblée et a sollicité son accord. Donc difficile de priver quelqu’un de ce qu’il n’a pas.

La majorité est revenue à la charge le 8 novembre 2010. Car entre temps, le maire avait rejeté, parce qu’abusive, cette demande formulée par écrit et déposée en mairie. Et, cette fois, devant le nouveau refus essuyé, les opposants se sont retirés de la table du conseil.

Nouvelle convocation de l’assemblée municipale le 15 novembre, nouvelle déclaration du type « bis repetitam » : référence au code général des collectivités,… « faute de confiance mutuelle »,… Non-respect de « certaines règles de démocratie » (Lesquelles ?),…  « dissolution du conseil seule issue possible »… et information du Sous-préfet…qui a considéré, dans un courrier du 25 novembre 2010, que les conditions d’une telle perspective n’étaient pas remplies.

Rebelote le 3 décembre 2010, puis le 24  février 2011, avec les mêmes vagues et suspicieux arguments, mais deux nouveautés : tout d’abord, ils ont refusé de participer, les 14 et 21 février, aux réunions privées préparatoires au vote du budget et décidé de voter désormais systématiquement « contre » tous les points à l’ordre du jour.  

20 avril 2011, nouvelle « avancée » oratoire : on chicane sur le projet de budget. On confond coûts et subventions à propos des schémas directeurs de l’eau et l’assainissement. Peu importe ! Les chiffres sont faits pour impressionner le bon peuple, surtout s’ils sont à 4 zéros et même si l’on se trompe.

Et, pour la 1ère fois, les « majoritaires » pensent, enfin,… à nos concitoyens. Ils s’en excusent même de cette diversion aux dépens des vrais problèmes de la commune. Quel aveu !

Novembre 2011, l’argumentaire s’enrichit et  le lignage de la déclaration préalable du jour enfle du simple au double : « attitude autocratique »… « détriment de l’intérêt général »… « indignation des Brignacois ».  Ils s’estiment exclus. C’est vrai… mais ils l’ont été par eux-mêmes !

Un exemple : quand on a pris une décision, l’exécutif s’en charge. Ainsi, lors du chantier de l’école, en 2009, les entrepreneurs ont fini par exiger que les lieux soient clôturés et interdits à toute personne, fut-elle un élu. Ce n’est pas le rôle des conseillers de jouer les inspecteurs des travaux non finis auprès des contremaitres et ouvriers des entreprises adjudicataires. En fait, une commune de la République française n’est un sovkhoze de l’Oural.

Les élus municipaux sont seulement des conseillers. Si les sept opposants se plaignent de n’être pas écoutés, ils reconnaissent dans le même texte que le pré-dossier du stade multisports avait été préparé, dès 2009,  par Nelly Rau. Mais… négocié par le Maire avec les entreprises, après en  avoir sauvé in extrémis  les subventions obtenues depuis 2 ans. Serait-il là que le bât blesse ? 

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