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Déconcertant ! Décourageant ! Navrant ! Cette municipalité, issue du scrutin de mars 2008, est-elle encore à même de répondre à l’attente des citoyens ? La séance publique, tenue vendredi dernier 10 septembre, commencée dans une ambiance délétère, s’est également terminée dans la cacophonie.
La « majorité » a fait monter le ton au fil des dossiers, jusqu’à lasser une partie du public, venu plus nombreux qu’en mai dernier, et à l’inciter à quitter la salle avant la fin des débats. Elle a privilégié la forme au fonds, le formalisme à la nécessité. Les uns et les autres ont ergoté sur des détails, voire avancé de faux prétextes de préséance.
Ainsi, lors des questions diverses, il a été demandé à l’assemblée de prendre trois délibérations concernant des demandes de subventions pour des projets intéressant l’eau et l’assainissement. « Cela n’avait pas été prévu à l’ordre du jour! ». Ces dossiers ont pourtant été longuement étudiés en commission des travaux. Et surprise offusquée de certains de ses membres !
Or, il y avait urgence, - les éléments attendus des services départementaux ne sont parvenus que 24 heures avant la séance - et le point « questions diverses » est aussi là pour faire face à ce genre de situation. En effet, Le conseil général se prononcera, en octobre, sur les aides qu’il accordera en 2011.
Finalement le vote a eu lieu à l’unanimité, comme la plupart des autres décisions prises vendredi soir. Ceux qui ne font pas partie de la commission des travaux ont eu la décence de ne pas s’offusquer de ne découvrir le sujet qu’en cours de séance, même s’ils ont été intrigués par la raison des travaux envisagés chemin de la Salamane.
Tous les autres dossiers de l’ordre du jour avaient été examinés précédemment au cours de deux réunions privées :
Les comptes administratifs 2009 entérinés par l’autorité de tutelle, les budgets 2010 remaniés par la chambre régionale des comptes n’ont donné lieu qu’à quelques précisions de la part de l’adjoint aux finances :
- La section de fonctionnement de la commune a été légèrement remaniée en dépenses afin de prendre en compte une provision de 15 000 € en raison de la procédure engagée entre temps par les propriétaires du Mas de Mare et, par conséquence, les crédits de deux chapitres ont été minorés.
- La section d’investissement a, par contre, été sérieusement « élaguée ». Les contrôleurs n’ont retenu que les dépenses engagées avant le contrôle, mais aucune dépense nouvelle, notamment le projet de chemin piétonnier route de Fouscaïs et celui de terrain multisports, près du cimetière…
Ont été écartées les subventions afférentes, obtenues, signifiées, mais non encore confirmées au plan comptable. Il faut y ajouter le solde de celles déjà perçues en partie en 2010 et cela s’est traduit par une diminution du montant total de quelques 90 000 €. Un sérieux coup de frein à l’évolution du village.
« Il faut une pause » a-t-on entendu plus tard dans le brouhaha, lorsque le maire a évoqué le terrain de la Paro et le futur lotissement du Garissou.
Dans le même temps, il est apparu d’une extrême urgence de viabiliser le prolongement de la rue de la Salamane. Une maison est en voie d’achèvement sur une parcelle vendue par le propriétaire d’un terrain inclus dans le lotissement du puits. Au lieu de la raccorder au réseau existant, il faut déplacer la station de relevage et installer les canalisations d’eau et d’assainissement. Un projet de l’ordre de 80 000 € hors taxe.
On comprend alors mieux les réticences de certains à engager avant la fin 2010 le chantier du terrain multisports, pour lequel 42 000 € de subventions ont déjà été obtenus sur un prévisionnel de 70 000.
D’un coté, quelques 140 jeunes, auxquels les mêmes proposent, « en attendant », le terrain vague voisin du bassin de rétention, près des nouveaux lotissements, planté de quatre poteaux. De l’autre, une plus value potentielle inattendue pour les 5 à 6 propriétaires de terrains riverains du chemin de la Salamane et inclus dans le PLU.
Un choix sans aucun doute pour l’avenir de la commune. Egalement un enjeu financier à court terme, à connaitre : l’utilisation des fonds récupérés par la commune au titre de TVA sur les investissements de 2010.
Si l’on réalise le chantier de la Salamane, on ne pourra faire le terrain multisports ni en 2011, ni en 2012. Sauf, bien entendu, à emprunter et donc à aggraver l’endettement de la commune.
Et, à ce propos, il faut savoir que depuis 2008, malgré l’agrandissement de l’école communale et le maintien, depuis 2 ans, de la part communale dans les taxes locales, cet endettement a été diminué de 12,48%. La dette est en 2010 de : 2 672 € par habitant, ou 4 656 € par foyer et 9 161 € par foyer réellement taxé !
(A suivre)