site d'information locale et environnementale
Nouveau clash, ce lundi dernier, au conseil municipal. La séance publique, débutée à 18h35 en présence d’une assistance d’une vingtaine de personnes, n’a pas duré plus d’une demi heure. Le temps pour le maire, de faire l’appel des élus, d’annoncer trois points supplémentaires à l’ordre du jour prévu, ainsi que pour le premier adjoint de demander, à nouveau, au nom de six de ses collègues d’y ajouter la suppression des délégations accordées à M. Henri Jurquet et leur attribution à un autre élu.
Bien entendu, une nouvelle fois, ce dernier a refusé. Aussitôt, les conseillers concernés ont quitté la table du conseil et se sont assis sur les bancs du public.
Cette « exigence » avait été formulée lors d’une réunion précédente, le 28 mai 2010, confirmée par une lettre en date du 11 octobre et suivie, entre temps, d’une réponse négative du maire formulée dans un courrier recommandé adressé à chacun des sept « contestataires ».
Leur demande s’appuie sur six articles du code des collectivités locales. Trois d’entre eux concernent les délais de convocation du conseil et la teneur de l’ordre du jour, notamment en cas d’urgence. Ils semblent avoir été respectés en l’espèce.
Deux autres textes concernent les délégations accordées par l’assemblée municipale au maire et le dernier article a trait au cas où « les intérêts du maire se trouvent en opposition avec ceux de la commune ».
Ce qui a fait réagir André Menella, adjoint aux finances. Celui-ci a fait remarquer qu’on ne pouvait retirer les 23 délégations énumérées par l’article L2122-22. Elles ne lui ont jamais été accordées globalement. Quant au retrait des délégations de représentation, il n’améliorera pas l’image de la commune, ni l’information des citoyens, à ce jour inexistante, sur le rôle des élus brignacois au sein du conseil communautaire
.
Mais, c’est la référence à l’article L2122-26 qui a amené André Menella à sommer ceux qui auraient des informations sur une éventuelle opposition des intérêts du maire à ceux de la commune de le faire savoir : « Je ne suis le féal de qui que ce soit ! Je ne dois rien à personne ! Je suis ici parce que je l’ai accepté. Je suis là pour servir la communauté et elle seule ! Aussi je veux savoir à quoi m’en tenir et prendre, si nécessaire, la décision qui s’impose ! »
Un silence assourdissant a répondu à cette apostrophe. Ce qui a permis au Maire de reprendre la parole, pour énoncer la suite de l’ordre du jour, puis de faire part de deux nouvelles d’importance :
Tout d’abord, l’inauguration par le président du Conseil Général, M. André Vezinhet, le vendredi 26 novembre, de l’école communale et le rejet par le Tribunal administratif de Montpellier de la requête des propriétaires du Mas de Mare. Ceux-ci réclamaient 90 000 € de dommages et intérêts à la commune après les inondations d’octobre 2006.
Avant de lever la séance, M. Henri Jurquet a annoncé qu’il convoquera, à nouveau, le conseil municipal le lundi 15 novembre, à la même heure et avec le même ordre du jour.