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Eglise Saint-Pierre aux liens comble pour le concert des « Cuivres de Rocamadour ». La nef resplendissait, ce samedi soir. Le lieu exprimait par son éclat le soin constant que lui voue l’équipe paroissiale. Mais l’on y ressentait aussi cette sensation tenue, mais palpable partagée par ces hommes et ces femmes, heureux de se trouver ensemble, dans cette maison dont la seule vocation est de les recevoir, même si le prétexte en était profane.
Accueillis brièvement par l’abbé Hervé Dussel et M. Henri Jurquet, les auditeurs présents ont réservé un beau succès au trio composé de Georges Courpet, trompettiste, Jean-Louis Barriac, cornettiste et Franc Saint-Paul, organiste.
Ce dernier, professeur au conservatoire supérieur de Toulouse, remplaçait Benjamin Barrié, empêché au dernier moment. Et l’on a pu se rendre compte que le choix était judicieux. Ce n’était pas évident en un délai très court et avec un programme aussi varié, de se mettre ainsi parfaitement à l’unisson.
Le lendemain à 17h, lors de la messe en occitan célébrée par l’abbé Dussel, les fidèles étaient aussi nombreux. Ils ont pu, par la même occasion, découvrir le nouveau contre-autel qui redonne au chœur son éclat d’antan. Ils ont également apprécié les chanteurs de la troupe clermontaise « Tegas Los » et, à nouveau, le trio de Rocamadour dans un registre différent, mais tout aussi magistralement enlevé.
Entre ceux deux rendez-vous, s’est glissé en fin de matinée de dimanche, une invitée « surprise » : la pluie a dispersé les stands du marché occitan installés dans le parc, ainsi que le public, qui, pour une grande part, a trouvé refuge salle polyvalente, où étaient dressées les tables du repas de midi.
A quelque chose, malheur est bon. Cela a permis un rapprochement plus précoce entre musiciens, chanteurs et danseurs du groupe occitan « Tegas-Los » et leurs hôtes, traduit pendant plus de trois heures par des chants, des danses mais aussi la valse des fourchettes, dans une ambiance des plus chaleureuses et conviviales.
Commencé par un « Se canto » unanime, le déjeuner a connu son point d’orgue avec le moment de l’Aligot, préparé de main de maitre par un véritable « artiste », digne représentant de l’Aubrac, et s’est terminé avec la même unanimité et encore plus de ferveur par la « marseillaise » des occitans.
Ces 24 heures occitanes se sont achevées lors d’un apéritif de l’amitié offert par les responsables de l’association paroissiale à ceux qui avaient contribué par leur présence au plein succès de l’événement, dont les arlésiennes venues du pays d’Arles sous la conduite de Marie-Noëlle Dupuy, majoral-syndic Félibrige de Languedoc.
Malgré un intermède orageux, cette 2ème édition de fête occitane a été une réussite. Une organisation parfaite, un repas simple mais de qualité, une excellente ambiance ont fait que chacun en gardera un excellent souvenir.