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Les Brignacois habitant autour de l'église, dont les maisons sont desservies par le transformateur de lammelarède, ont vécu, samedi dernier, une soirée à l’ancienne. Sans se douter des vraies raisons du black-out dans lequel ils étaient plongés depuis vers 20h 15.
En fait, à l’exception des riverains de la rue de La Salamane, ils n’ont pas ou guère entendu les explosions qui ont provoqué l’incendie du local EDF.
Chacun a pensé que tout le village était dans le noir. Plus d’éclairage public dans les rues, ni de lumières dans les maisons. L’instant de surprise passé, c’est à tâtons que l’on a cherché le paquet de bougies, oublié dans un placard ou un tiroir, et mettre la main sur une boite d’allumette.
Et la lumière fut, à nouveau. Disons plutôt un lumignon. Le courant tardant à être rétabli, Il était urgent de parer à la situation : plus de chauffage, il ne fallait pas, par ce vrai temps d’hiver, laisser la maison trop se refroidir et l’âtre de la cheminée a repris la première place dans l’attention de la famille.
Que s’était-il passé pour se trouver privés également de téléphone et d’internet, sans parler des autres appareils fonctionnant à l’électricité, réfrigérateur, congélateur, four et plaque électrique au moment du repas du soir ? Difficile à savoir en l’instant. Fort heureusement le gaz fonctionnait toujours. L’on a diné chaud aux chandelles !
Puis, la veillée s’est déroulée comme autrefois : le spectacle des flammes dansant dans la cheminée a compensé le silence du téléviseur ou de la chaine hi-fi. Plus de téléphone filaire non plus. Seuls, le portable et le poste-radio à transistors permettaient un lien avec l’extérieur. Qui appeler ? Si ce n’est le maire pour protester. De quoi faire rire sous cape quelques mauvais esprits. Mais, en attendant, impossible de savoir, à ce moment là, la cause de cette coupure prolongée la moitié de la nuit.
A 2h 55, dimanche, le réveil a été général devant le soudain « feu d’artifice » intérieur des lampes dont les interrupteurs étaient restés dans leur position d’allumage. Par contre, l’éclairage public n’avait pas repris.
Dans les nouveaux lotissements, l’incident serait totalement passé inaperçu, si le téléphone n’avait fonctionné. Le désagrément de la matinée de samedi se reproduisait : à nouveau, mais pas une goutte d’eau au robinet. Et certains dans le village se sont frotté les mains en pensant au tracassin du maire.