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Les électeurs voteront probablement, à nouveau et plutôt que prévu, c'est-à-dire avant la fin de l’année, pour désigner ceux de leurs concitoyens qu’ils estimeront les plus aptes à gérer les affaires de la commune. La dissolution semble la seule issue finale de la crise municipale actuelle à Brignac, même si nous y mettons encore un point d'interrogation.
C’est, à notre avis, la conclusion d’une réunion tenue, le mercredi 13 juillet, à la sous-préfecture de Lodève. A l’invite de M. Christian Ricardo, 8 des élus, dont le maire M. Henri Jurquet, se sont retrouvés pour une ultime tentative de conciliation.
Les trois absents ont été excusés : Mmes Bérengère Patruno et Nelly Boussekane, pour raison de vacances, et M. Thierry Domergue pour cause de dégâts des eaux à son domicile après l’orage de la nuit précédente.
Le sous-préfet a tout d’abord énoncé la possibilité d’une démission des 11 conseillers. Il a également rappelé la règle légale en pareil cas : les conseillers, s’ils le désirent, peuvent remettre leur démission au maire, qui a obligation de la transmettre à l’autorité de tutelle, mais celui-ci et les adjoints ne sont pas tenus de se démettre.
Ce qu’a d’ailleurs confirmé sans ambiguïté M. Henri Jurquet : « Ceux qui, jusqu’à ce jour, ont rempli leur mandat, n’ont aucune raison de le faire. Cela n’empêche pas ceux qui veulent démissionner de se représenter. Les électeurs trancheront. »
La discussion a ensuite viré à l’aigre. M. Le sous-préfet s’est dit choqué par un courrier de Mme Chantal Loison, mettant en doute l’impartialité des « autorités républicaines ».
Pour M. André Menella cette municipalité, élue liste entière, a été un marché de dupes dès le départ. Il a demandé à M. Christian Martinez la raison qui l’a incité, trois mois après l’élection, à souhaiter l’arrêt du blog qui avait soutenu la campagne de la liste « Brignac avenir » et ensuite l'action de la nouvelle municipalité. (Bizarre, avouez-le). Le brouhaha de ses amis a été la réponse.