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boues urbaines: le calvaire de Bellegarde

« Certains jours, c’est intenable » se récriaient déjà en septembre 2003 les riverains du site de compostage de boues urbaines exploité par la SAUR à Bellegarde dans le Gard. En avril 2007, « c’est encore pire » nous ont affirmé ceux d’entre eux que nous avons rencontrés.

 

 « Au début, ils ont pris quelques précautions pour minimiser les odeurs. A certaines heures on pouvait profiter des terrasses et des jardins pour déjeuner ou diner. Aujourd’hui, ce n’est plus possible ! Nous sommes obligés de vivre les fenêtres fermées, été comme hiver ! »

 

On peut ajouter : « Un comble dans le midi ! »

 

En effet il y a bien eu, au début de l’exploitation du site, une tentative d’apaisement de la part du maire de Bellegarde et des dirigeants de la SAUR. Au cours d’une réunion publique, il a été question de  « nombreuses analyses réalisées tout au long de l’année sur les produits traités et les eaux rejetées, le tout sous contrôle de la DRIRE et de la préfecture, de lutte organisée contre la prolifération des mouches en été, de prélèvements de terres autour du site, la mise en place d’une étude dite « diagnostic odeurs », de travaux de confinement et de mise en dépression du hangar de traitement pour canaliser et traiter les odeurs produites ».

 

Tout cela n’était que baratin et poudre aux yeux. Les promesses notamment de « mettre tout en œuvre pour réduire l’impact olfactif » n’ont pas été tenues. Les responsables de la Saur ont bien été obligés de tenir compte d’une pétition qui avait recueilli plus de 900 signatures. Ils ont demandé que les riverains notent sur un cahier les heures auxquelles l’odeur était la plus…intolérable…  Mais l’été dernier a été épouvantable.

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