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Dans une salle rénovée, devant un auditoire nombreux, après des applaudissements nourris, M. Robert Mirault avait, ce lundi soir, de quoi avoir le sourire. Il avait gagné son pari. Il avait tenu, une heure durant, les Brignacois présents, dont le maire M. Henri Jurquet et la totalité des membres de la municipalité, sous l’intérêt de son propos : l’histoire du village.
En fait, les deux premières étapes de ce long chemin à travers le temps, c’est-à-dire « Brignac la romaine » et « Brignac la féodale ». Il se propose d’en évoquer, au cours d’une autre rencontre, la troisième : « Brignac la républicaine ».
N’étant pas historien, mais féru d’histoire, le conférencier a eu l’intelligence et le mérite de replacer l’origine et l’évolution du « site » au creux des tribulations de la gaule, les péripéties de l’empire romain, le tumulte de la féodalité, la mise au pas du pays par la royauté et l’Eglise.
Il s’est plu à souligner l’opiniâtreté des hommes de ce pays, leur enracinement dans ce terroir, indéfendable au plan militaire. De la première ferme, puis de la « villa » du centurion Brennus, jusqu’au bourg de 43 feux du moyen âge, en passant par celui possible de « poste avancé » de la forteresse de Clermont, Brignac fut le jouet d’influences et d’assujettissements multiples et successifs.

Peu de documents évoquent la vie et le sort du village au cours de ces deux grandes périodes. Il a fallu à M. Robert Mirault effectuer un long travail de recherche, étalé sur plus de vingt ans. Il a consulté de nombreux ouvrages, recueilli, bribe par bribe, faits et dates dont il a fait état.
En conclusion, le conférencier a répondu à deux questions fréquemment posées : il y a bien eu une « Maison » de Brignac, aujourd’hui éteinte, et celle-ci a bien eu des racines à Brignac. Il en a même présenté, avec force arguments, le blason, différent de celui affiché en tête de ce blog et adopté par l’association.
Cette collecte n’avait jamais été tentée auparavant, avec d’authentiques preuves, disséminés autour du village d’aujourd’hui, dont certaines dissimulées au regard par ronces et broussailles. De minces indices mais indéniables, ainsi qu’en témoignaient au fil du propos les images projetées sur grand écran depuis un ordinateur par Chantal Loison, responsable de la commission municipale de la culture et de la jeunesse.
Cette dernière a pris discrètement une large part dans la réussite de cette rencontre qui s’est terminée sur une note moins austère : un « quizz » a permis non seulement à chacun de participer au jeu des questions et des réponses, et de prendre ainsi la mesure de sa faculté de mémoire.

C’est autour d’un buffet, excellemment préparé par les membres de la commission de la culture, mais aussi les épouses d’un certain nombre de conseillers municipaux et de bénévoles, que chacun a pu ensuite adresser ses compliments au conférencier. Moment agréable qui s’est prolongé au delà de 22h.