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Auditoire attentif et finalement ému, en ce 11 novembre 2008, réuni autour du monument aux morts du village, à l’invite de la municipalité. Et des applaudissements spontanés qui ont ponctué les derniers mots de l’allocution du maire.
En ce 90ème anniversaire de l’armistice qui a mis fin à quatre ans de guerre fratricide, quatre années de souffrances inouïes, Henri Jurquet a su trouver les accents pour témoigner à l’adresse des nouvelles générations.
« Le 11 novembre, a-t-il déclaré, est l’expression au grand jour, de cette mémoire qui, aux premiers froids, rappelle à chaque enfant de France, par un jour sans école, ce que les ancêtres ont du faire pour donner à leur pays les frontières qui sont aujourd’hui les siennes…. »
Evoquant la disparition, en cette année 2008, des deux derniers combattants français de la première guerre mondiale, Louis de Cazenave et Lazare Ponticelli, il souligna le stupéfiant raccourci de l’histoire dans leurs destins respectifs, Louis, le paysan venu du cœur de l’Auvergne, Lazare, l’immigré n’ayant que son travail et son courage à offrir au pays qui l’accueillait.
Et Henri Jurquet de conclure : « Il nous faut maintenant porter, seuls, ce patrimoine fait de courage, de souffrance et de désespoir, le transmettre le plus rigoureusement possible, intact. C’est un héritage qui, sans doute, a joué dans les soixante trois ans de paix que nous avons eu la chance de vivre, depuis 1945.
« Dans un futur pas si lointain on connaitra le nom des derniers combattants de 39-45, puis, après ce sera le tour de ceux qui firent la guerre d’Algérie.
« La mémoire des guerres disparaitra. Ne faisons pas disparaitre les jours et les cérémonies qui la célèbrent. Cette mémoire est la seule prévention connue contre la guerre, maladie encore inguérissable de l’espèce humaine. »
C’était là la conclusion d’une cérémonie qui avait débuté, à 11h30 devant la mairie. Les Brignacois étaient venus nombreux au rendez-vous donné par le Maire. De là, un cortège avait été emmené par les membres de la municipalité et les élèves de l’école communale jusqu’au monument aux morts.
Les enfants y avaient déposé une gerbe au nom des élus et un bouquet offert par le Souvenir Français. Ils avaient procédé ensuite à l’appel des noms des 16 Brignacois tombés au cours des conflits du 20ème siècle.

La sonnerie aux morts, jouée au clairon, l’inclination des drapeaux, celui de la section de la Légion d’Honneur, porté par M. le colonel Robert Mirault et celui de la Commune par Jean-Louis Caussel, conseiller municipal, ont été suivis d’une minute de silence et le chant de la Marseillaise, repris par les écoliers et la plupart des personnes présentes.
Cet hommage à ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie a été aussi un hymne à la paix