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Trois ingénieurs des services hydrauliques ont inspecté, mercredi 11 février, la digue du Mas de Mare. Ils ont rencontré les propriétaires du lieu et procédé à un certain nombre de constatations. Ils sont venus à l’invite de M. Henri Jurquet. Depuis son arrivée à la mairie, celui-ci a non seulement reposé le problème de l’indemnisation des sinistrés, pénalisés pour un retard imputable à l’ancienne municipalité, mais aussi attiré l'attention de l’administration sur la sécurité des personnes et des installations collectives.
Rappelons qu’au cours de la nuit du 19 octobre 2006, à la suite de pluies très abondantes, cumulées au délestage obligatoire du barrage du Salagou, des flots furieux avaient submergé la rive droite de la Lergue. La digue de protection érigée en amont du Mas de Mare avait cédé. L’eau avait envahi plusieurs parcelles, appartenant à ses sept propriétaires différents.
Tout ce qu’elle charriait avait ravagé plusieurs hectares de vignoble. A son retrait, les terrains étaient bouleversés, en partie dépouillés de leurs plantations, jonchés de détritus de toutes sortes, de troncs d’arbres, mais aussi de pierres et de roches. En une nuit, le fruit du labeur de plusieurs années avait été réduit à néant.
Les conséquences auraient pu être plus graves. Notamment pour l’alimentation en eau portable de Clermont-l’Hérault et de plusieurs autres communes, dont Brignac, ou encore le réseau électrique desservant le Lodévois.
En effet, la digue a cédé principalement au-dessus du passage de la canalisation d’eau provenant de la station de pompage. Celle-ci est située en aval sur un terrain de notre commune, cédé par une précédente municipalité brignacoise à celle de Clermont-l’Hérault.
Dans quelles conditions techniques, ce franchissement a-t-il été opéré à l’époque ? Quelles précautions ont-elles été prises pour ne pas affaiblir l’ouvrage ? Pourquoi les remous en ont-ils eu raison le 19 octobre 2006 ?
Des questions, entre autres, que le maire, accompagné par deux conseillers municipaux, MM. Jean-Louis Caussel et Jean-Louis Vedel, membres de la commission des travaux, n’a pas manqué de poser. Nos élus ont également attiré l’attention de leurs interlocuteurs sur les menaces potentielles de cette situation sur les populations.
Certes, le secteur n’est habité que par les propriétaires du Mas de Mare. Si la zone était plus peuplée, des dispositions de sauvegarde auraient, peut-être, été déjà prises.
Mais, une éventuelle rupture de canalisation pourrait bien priver des milliers de foyers d’eau potable. Un possible affaissement de l’assise de l’un des pylônes de la ligne à haute tension implanté sur les lieux plongerait dans le noir des milliers d’autres.
Les élus municipaux ont également souhaité disposer des rapports qui ont été établis au lendemain de cette inondation.
Quelle suite sera-t-il donné à cette visite ? Les techniciens ont promis d’apporter réponse aux questions posées. De son coté, Henri Jurquet n’entend pas en rester là. Il s’apprête à contacter l’agence de l’eau, également concernée par le problème et, surtout, espère pouvoir engager un dialogue positif avec les municipalités de Clermont-l’Hérault et des autres communes concernées par les conséquences d’une éventuelle catastrophe.