site d'information locale et environnementale
L’observatoire foncier de l’Hérault vient de publier un rapport fort documenté non seulement sur l’évolution du patrimoine du département, mais également sur celui de la commune auquel nous nous sommes intéressés en particulier.
Dans les pages de ce document, constitué principalement de tableaux et de graphiques, il est dressé un état des « mouvements », c'est-à-dire des transactions enregistrées officiellement au cours de l’année 2010 et, en parallèle, la moyenne annuelle pour la période 2000- 2009.
Trois tableaux présentent chacun une caractéristique de ces opérations : la nature des sols, l’origine socioprofessionnelle des acquéreurs ainsi que leur origine géographique.
La nature des sols est répartie entre trois grandes catégories : le bâti, les terres de culture, les surfaces arborées.
Principalement terres et prés
En 2010, les transactions ont concerné principalement les terres en culture ou en jachère :
-« bâti accessoire » (dont l’assiette foncière constitue l’essentiel du prix) soit 31 842 m2
- terres et prés : 142 592 m2
- verger : 381 m2
Soit au total 174 820 m2, négociés à un prix moyen du m2 selon la nature, c’est-à-dire respectivement : 13.10 €, 1.26 € et 13.12 €.
Mais, aucune opération n’a concerné, dans cette analyse, le « bâti essentiel », un lotissement, un terrain à bâtir, des vignes, des bois ou des landes.
2000-2009 : 23 transactions par an en moyenne
Durant la décennie précédente, il avait été enregistré, en moyenne par an, la vente :
- d’une propriété bâtie au prix, lui aussi moyen, de 109,55 € le m2.
- de 8 parcelles dans les lotissements au prix moyen de 156.51 € le m2.
- 3 terrains à bâtir (indépendants) au prix moyen de 28.76 le m2.
- 1 propriété de « bâti accessoire » d’une surface, toujours en moyenne annuelle, de 9 245 m2 au prix de 7.02 € le m2.
Les près et terres nues avaient été négociés à 0.92 € le m2, les vignes à 1.10 € le m2, les vergers et jardins à 2. 04 € le m2 et les landes et bois entre 0.62 et 0.70 € le m2.
2010 : acheteurs moins nombreux
En 2010, les acquéreurs de ces biens, au nombre d’une dizaine contre 25 en moyenne par an entre 2000 et 2009, ont été une société agricole (108 613 m2), un artisan (4 662 m2), 1 employé, 1 retraité, et 6 autres personnes de professions diverses (61 447 m2).
Trois de ces acquéreurs (11 913 m2) résident dans la commune, un (8 560m2) dans le canton, un (5 369 m2) dans le département, un (381 m2) à l’extérieur de la Région, un (14 560 m2) à l’étranger et, pour le moins surprenant, 3 inconnus (134 032m2)… ( !)
Conclusions :
-1/ les acheteurs extérieurs à la commune ont été les plus nombreux.
- 2/ Leurs achats ont porté sur les terres et prés à un prix légèrement supérieur (1.26 € le m2) à celui constaté dans le Clermontais.
- 3/ L’essentiel de ces terres et prés (108 613 m2) a été acquis par un groupement foncier à vocation agricole, dont on peut penser logiquement que l’objectif est… agricole.
- 4/ La quasi-totalité du reste (65 428 m2) l’a été par des particuliers.
- 5/ Acheter 31 842 m2 de « bâti accessoire » à 13,10 €, c’est cher payer pour un objectif agricole. Mais probablement prometteur, à terme, d’une substantielle plus value.
Ne dit-on pas que le temps c’est de…l’argent ?