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Quelle journée ! Le petit monde des écoliers brignacois se souviendra de ce dernier jour de classe du trimestre scolaire et de l’année, vendredi 16 décembre 2011. Chacune et chacun d’eux étaient venus, le matin, d’un pas peut-être plus léger que de coutume. Pourtant les cours avaient débuté comme d’habitude, sous la férule bienveillante de leurs professeurs.
Ce n’est qu’à partir midi que tout a été différent. Avec le repas à la cantine. 90 convives, le double de la moyenne annuelle. Dame, le menu était alléchant. Compte tenu du calendrier, le traiteur avait du anticiper le traditionnel « repas de Noël », conclu par l’inévitable buche. C’était aux yeux des enfants le coup d’envoi des fêtes de fin d’année.
Le moment fut joyeux et …oh combien bruyant ! Et les dames de la cantine, dont l’effectif était renforcé, mises à rude épreuve. Mais au final elles en ont été ravies. Elles sont toutes des mamans.
A 14h, il fallut rentrer à nouveau en classe. Mais ce ne fut qu’un interlude dans les réjouissances de la journée. A la récréation de l’après-midi, c’était l’heure du goûter offert par la municipalité, dégusté dans les classes pour les tout-petits en raison du froid qu’un vent encore léger faisait ressentir avec plus d’acuité. Chaque élève eut droit à un jus de fruit, une mandarine, un gâteau et un sachet de
chocolat. De quoi tenir jusqu’au point d’orgue annoncé : le rendez-vous avec le père Noël devant le porche de la mairie.
A la sortie des classes, parents et enfants en prenaient donc le chemin. Et, à leur grande surprise, ils découvrirent le sapin magnifiquement décoré, offert par la pépinière Pagès et planté près de l’entrée. En outre, une sono diffusait des chants de circonstance.
Durant l’après-midi, plusieurs mamans, emmenées par Mmes Corinne Grosjean et Marina Bourrel, faisant parti du comité des fêtes, avaient rivalisé d’ingéniosité pour parer l’arbre non seulement des boules et personnages que l’on trouve dans chaque sapin de Noël, mais aussi de boites aux couleurs vives.
Des boites dont les plus audacieux des gamins s’emparèrent sans attendre. Certains s’éloignèrent pour les ouvrir, mais revinrent dépités. Leur butin ne contenait que du… vide !
Les premiers arrivés de plus en plus impatients au fil des minutes, d’autant qu’un vent de plus en plus fort et froid balayait les allées du parc municipal. Au point de scander en chœur « le père Noël !... Le père Noël ! ».
Tous les regards étaient tournés vers l’une des fenêtres du 1er étage. Une rumeur avait couru dans la foule, une indiscrétion sans aucun doute, qu’il surgirait à cet endroit précis. Et ce fut le cas.
Debout dans l’embrasure, revêtu de sa houppelande, il salua des deux mains ses admirateurs et fit le geste que beaucoup attendaient, le geste généreux du semeur : une pluie de friandises commença de s’abattre vers les bras tendus. Cohue sympathique après chaque volée.
Soudain, le bonhomme en rouge disparut de son perchoir pour réapparaitre quelques secondes plus tard sur le porche. Ce fut la ruée sur les marches, les plus grands n’étant pas les derniers. Disons qu’il fut gentiment dévalisé ! Il en fut ravi et nous l’a dit pour que, bien entendu, nous le répétions ici.
Ah,… nous allions oublier. Il a ajouté : « A l’année prochaine ! ».