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Après le drame douloureux vécu par le Japon, chacun s’est interrogé légitimement : « Est-ce que cela peut se produire chez nous ? ». Pour l’Hérault, la réponse est, à priori, rassurante. Le département est situé pour une grande part dans une zone sismique dite « faible » ou « très faible ». C’est qui ressort de la réactualisation, réalisée en 2005, du « plan séisme ».
Toutefois, les constructions y sont soumises à une réglementation conforme au niveau déterminé. Deux décrets ont été publiés en octobre 2010 ainsi que deux arrêtés dont les dispositions sont entrées en vigueur le 1er mai 2011.
Ces dispositions sont désormais obligatoires sur le territoire de la commune, qui figure parmi les 75 collectivités locales de l’Hérault susceptibles d’être concernées par ce risque naturel.
Les deux arrêtés préfectoraux à ce sujet sont, dès à présent, consultables en mairie.
Un nouveau zonage a été défini. Il soumet les constructions à de nouvelles règles parasismiques, notamment à trois obligations de base :
1/ une étude géotechnique, avant implantation, pour connaitre les caractéristiques du terrain et éviter les bords de falaise ou les pieds de crête, voire les pentes instables, tenir compte de la nature du sol et notamment du risque de liquéfaction, c'est-à-dire de sa perte de capacité portante.
-2/ Une conception simple et symétrique de la construction, à savoir privilégier la compacité du bâtiment, le fractionner en blocs homogènes par des joints parasismiques continus, limiter les décrochements en plan et en élévation, limiter les effets de torsion en distribuant les masses de façon équilibrée et assurer la reprise des efforts sismiques par le contreventement horizontal et vertical de la structure.
3/utiliser des matériaux et une main d’œuvre de qualité, qui respecte les dispositions constructives, assure un suivi rigoureux du chantier, apporte un soin particulier aux éléments de connexion : chainage au niveau du rampant, fixation des cloisons, des plafonds suspendus, liaison cloison-plancher, ou encore d’une cheminée, des éléments de bardage…
Il faut savoir également que cette information sera due par tout vendeur ou bailleur à l’adresse de tout acquéreur ou locataire.
22 séismes depuis 1836
Depuis 1836, 22 séismes ont été ressentis dans l’Hérault. L’intensité maximale a été classée VI sur l’échelle de Richter.
Ce fut le cas en 1909, où des fissures dans les murs et la frayeur de nombreux habitants en ont témoigné, notamment à Agde et à Capestang, ou encore, en 1950, à Camplong d’Aude.
Depuis 1980, 120 secousses sismiques de faible magnitude ont enregistrées dans le département ou à proximité immédiate. Ces secousses sont imprévisibles et inévitables. Seule, la prévention permet d’en limiter les conséquences. La stratégie de recours est basée sur la préparation à la crise et la réduction de la vulnérabilité des équipements.