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La « maison médicale de garde » du Cœur d’Hérault (1) sera très prochainement une réalité. La date du 1er juin était souhaitée par le corps médical. Mais, la décision finale appartient à l’Agence Régionale de la Santé. Elle ne tardera pas. L’ouverture pourrait être effective durant la deuxième quinzaine de juin.
Cette unité médicale est attendue par tous les habitants de la vallée et les élus collectivités territoriales, dont Brignac et qui ont œuvré et débloqué les crédits nécessaires, mais aussi par plus d’une quarantaine de médecins volontaires du secteur.
L’initiative a reçu le soutien des services publics de l’état chargés de l’organisation de la permanence des soins médicaux. Elle répond à un besoin vital : la demande de soins en dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux, c’est-à-dire :
-chaque jour de semaine, de 20 à 24 h
- le samedi de 12h à 24h
- le dimanche, les jours fériés et les « ponts ».
Cette maison médicale de garde doit permettre de faire face à la pénurie croissante de praticiens et donc à la surcharge de travail des médecins généralistes locaux en exercice. Elle a été installée au sein de l’hôpital de Clermont-L’hérault, en rez-de-chaussée et près d’un parking. Donc, elle sera facile d’accès.
Elle accueillera toute personne qui a besoin de consulter rapidement. Mais il sera recommandé téléphoner au préalable au Centre de secours en composant le N° 15 afin d’être orienté valablement. En effet, les médecins de garde ne prendront en charge que les cas médicaux aigus ne nécessitant pas une technique urgente spécialisée, telle que par exemple la radiologie, la biologie, la chirurgie la réanimation ou encore l’accouchement.
De même, il sera inutile de venir à la maison de garde pour des prescriptions non urgentes, à savoir la délivrance d’un certificat courant ou un renouvellement d’ordonnance.
A noter également que le médecin de garde n’assurera pas, non plus, de visite à domicile.
Seul, le centre 15 est habilité à adapter les moyens d’interventions à la pathologie concernée. Il continuera à orienter les urgences vitales vers les établissements hospitaliers habilités et la prise en charge des malades par le SAMU, les sapeurs-pompiers et autres équipes compétentes.
La décision de l’A.R.S. est donc attendue avec un intérêt chaque jour accru.
(1) voir notre précédent article du 27 juillet 2010