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M. Henri Jurquet, maire de Brignac, nous prie d’’insérer :
« Lors de sa venue en mairie, la magistrate déléguée par la Chambre régionale des Comptes a laissé entendre qu’elle inclurait dans le budget 2010 une provision de 15 000 € au titre de la procédure intentée contre la commune par les propriétaires du Mas de Mare.
« En mars 2008, à mon arrivée en mairie, c’est l’un des deux dossiers « minés », avec « La Paro », qui attendait la nouvelle équipe municipale. Je m’en suis préoccupé sans tarder. J’ai réuni les 7 viticulteurs sinistrés. J’ai fait constituer leurs dossiers d’indemnisation. Je suis intervenu auprès de la D.D.A. de l’Hérault, du Ministère de l’agriculture.
« « Je me suis heurté à une fin de non-recevoir de la part de fonctionnaires vétilleux, guère sensibles aux malheurs des citoyens, mais réfugiés derrière le petit doigt des règlements.
« Or, la crue dévastatrice de la Lergue, le 19 octobre 2006, est un fait patent. Les dégâts aux exploitations réels. Ils ont été chiffrés par des experts agréés. Le Ministre de l’agriculture l’a reconnu et pris un arrêté de catastrophe naturelle. Mais les victimes ne l’ont pas su dans les délais prescrits.
« Les fonctionnaires les ont donc sanctionnés, au lieu de plaider leur cause et encore moins de s’inquiéter de la raison de leur « retard » commun dans le dépôt de leurs dossiers.
« Devant l’échec de cette démarche, les propriétaires du Mas de Mare, les plus durement touchés par l’inondation, n’ont eu d’autre recours que de se retourner contre :
« - la mairie de Clermont-l’Hérault, propriétaire de la station de pompage et de la canalisation qui traverse la digue de protection érigée, point de rupture principale de celle-ci le 19 octobre 2006.
« -contre la mairie de Brignac pour manquement à son devoir de publication de l’arrêté ministériel. Ce qui reste à prouver. Le document existe bien en mairie. Pourquoi n’aurait-il pas été affiché ? Négligence, malignité ?
« Aujourd’hui de fâcheuses rumeurs me sont parvenues à propos de mon intervention dans cette affaire. Elles sont colportées par des personnes « bien placées » pour en parler. Les propriétaires du Mas de Mare en ont eu également l’écho.
« Dans un courrier à mon attention, ils déplorent cette suspicion en ces termes :
« Nous sommes très peinés par la tournure des événements liés à notre sinistre d’octobre 2006, dont on vous accuse de trop vous investir dans cette affaire.
« La faute ne vous incombe absolument pas, mais par contre vous avez été à notre écoute, en essayant, après plusieurs contacts, d’aboutir à un recours amiable….
« Nous vous confirmons notre soutien et restons à votre disposition pour éclaircir certains points que vos administrés et conseillers voudraient obtenir… »