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Les travaux de renforcement du pont de Cambous, débutés mi-juin, sont en voie d’achèvement. Ne reste plus sur le terrain qu’une pelleteuse, en action sur la rive droite en amont de l’ouvrage. Celle-ci termine le déblaiement du lit de la Lergue.
Le résultat est spectaculaire, comme le prouvent les photos ci-jointes : les culées des piles ont retrouvé une assise confortable, ainsi que le laissait prévoir le plan en coupe du pont, publié ci-dessous, établi par l’agence technique de Lodève du département des routes de l’Hérault.
Rappelons que le projet a consisté, à l’aide de palplanches enfoncées autour de chacune des quatre piles, à édifier tout d’abord une cloison étanche et profonde jusqu’au substratum de la rivière. Puis, les espaces ainsi isolés ont été comblés avec des « colis » de ciment et fermés au dessus par un capot bétonné.
Le deuxième dispositif mis en place est un « seuil » en gabions entre les piles. Son objectif : réduire l’érosion, mais aussi, grâce à un dénivelé du dit seuil entre les piles de l’arche centrale, contribuer au repositionnement du lit de la rivière sur cet axe.
La troisième et dernière phase a consisté précisément en des travaux de terrassement en vue de déplacer le lit de la rivière vers la rive droite, c’est-à-dire coté Brignac, et donc faciliter le dit repositionnement.
Cela a été réalisé sans extraction de matériaux du lit majeur et mineur de la Lergue, mais par leur déplaçement afin d’être « mobilisables » lors des prochaines crues.
Les photos ci-jointes illustrent clairement l’évolution de l’environnement immédiat du pont. Celui-ci a retrouvé une certaine « sérénité ». On ne pourra mesurer l’efficacité de cet aménagement, dont le coût a dépassé les 800 000 € pour le département, que lors des prochaines crues importantes de la rivière.
Conséquences de ce travail remarquable : pour les propriétaires riverains brignacois un nettoyage partiel, mais radical sur certaines parcelles, pour les habitués de la « plage » de Cambous, une rive bien plus accueillante, mais aussi un accès modifié.
La descente sur la rive droite depuis le pont est vivement déconseillée. Elle est bordée par un à-pic de plusieurs mètres de haut. L’accès par le chemin vicinal est plus prudent pour les piétons.
La municipalité devra s’intéresser, sans trop tarder, aux conditions de cet accès, susceptibles de concilier respect de la propriété d’autrui, possibilité pour le public de parvenir à la plage en sécurité, possibilité pour les automobilistes de garer leurs véhicules sur un espace déterminé.
