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Avec la même désinvolture, le projet de budget annexe 2011 de l’eau et l’assainissement a été refusé par la majorité dissidente lors de la dernière séance publique du conseil municipal, le 20 avril dernier. (1) Pourtant, à notre humble avis, ce document mérite quelque intérêt lui aussi.
La section de fonctionnement accuse, cette année, une nette progression (140 722 €), en raison de l’accroissement des amortissements effectués. Celui-ci résulte de la prise en compte de la nouvelle station d’épuration et de l’extension des réseaux qui y est liée (52 128 €, contre 13 465 € en 2010). Les frais de gestion sont relativement stables (69 053 €) et la charge financière aussi (19 541 €).
Les recettes sont constituées par un transfert entre section (14 500 €), une dotation en réserve (5 300 €) et, principalement, par les « produits et taxes » (118 549 €).
Mais ces derniers à la seule condition que le prix du m3 d’eau fournie puis assainie, en vigueur depuis le début 2008, soit revalorisé de 4%. Ce qui a été également refusé.
Mais les mêmes prônent une extension des réseaux pour favoriser la plus-value d’un certain nombre de terrains inclus dans le PLU. C’est vouloir le beurre et l’argent du beurre !
Les investissements concernent, tout d’abord, les schémas directeurs de l’eau potable et de l’assainissement, dont nous avons fait état dans la page précédente. Cette démarche conditionne les travaux nécessaires dans la partie ancienne du village, à effectuer sur plusieurs exercices.
Mais, dans l’immédiat, il s’agit de solder ceux de la route de Clermont (7 439 € et 4 800 €), de réaliser la 1ère tranche (17 340 €) de ceux envisagés chemin de la Salamane, divers autres branchements (6 482 €), compléter l’équipement du château d’eau (4 106 €) et, également, de prendre en compte les charges financières (22 746 €).
Les recettes, pour y faire face, sont les subventions (54 200 €), la compensation des amortissements cités plus haut et une réserve financière (16 184 €).
Dernier avatar à signaler : le même sort fait au modeste budget de fonctionnement de la C.C.A.S. (8 850 €). Passées à la trappe la dotation de la coopérative scolaire (2 000 €), les cotisations obligatoires aux organismes sociaux, les crédits pour le repas annuel des anciens et les petites dépenses liées aux démarche à effectuer en faveur de nos concitoyens en difficulté.
Conclusion : « Circulez ! Il n’y a rien à voir ! »… « Vous en êtes certain, brigadier ?... »
(1) Voir nos pages en date des 21, 22 et 26 avril 2011