Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

site d'information locale et environnementale

Publicité

Saint-Bezard : un intérêt croissant

DSCN1452

Plus d’une centaine de personnes se sont retrouvées, dimanche 4 juillet à 17h, sur le site archéologique de Saint-Bezard, près d’Aspiran. Malgré la chaleur et le soleil qui, à cette heure, était encore haut dans le ciel, elles étaient venues non seulement de plusieurs communes du Clermontais, dont, entre autres Brignac, Canet, Paulhan, mais aussi de Montpellier, voire du Gard.

Elles ont fait un succès à l’invitation lancée par S. Mauré, chercheur au CNRS,  à l’occasion de la   1ère des deux journées « portes ouvertes », programmées dans le cadre de la campagne de fouilles 2010 de la villa de Quintus Julius Primus. Pour des raisons de budget, celle-ci ne durera que deux mois au lieu de quatre comme depuis 2006.

DSCN1449

C’est dans les années 1950 que M. G. Combarnous en fit la découverte dans ce qui était alors une vigne comme une autre. Il fallut attendre 1978 pour que des sondages soient effectués par M. Yves Genty et l’année 2006 pour le démarrage d’une fouille programmée.

Aujourd’hui, le terrain est propriété de la commune d’Aspiran. Et l’on peut s’attendre à des développements très intéressants, pour peu que tous les concours prévus se concrétisent, à savoir l’appui financier et humain du Ministère des affaires culturelles, du CNRS, de la DRAC, mais aussi de la Région Languedoc-Roussillon et du Conseil Général de l’Hérault. Sans parler de la collaboration enthousiaste des membres de l’association ASPAHC.

Durant 1h30, M. S. Mauré a captivé son auditoire, en lui faisant parcourir les différents lieux qui, du 1er au 5ème siècle de notre ère, ont constitué l’une des plus importantes exploitations viticoles de la province narbonnaise de l’empire romain. Le vignoble couvrait plus de 60 hectares et sa production avoisinait les 40 000 hectos, c’est à dire la deuxième de l’époque dans le midi de la France.  DSCN1453

Le site comprend, outre la vaste villa du maitre des lieux, qui fut tout d’abord le fils d’un colon romain installé dans le biterrois, puis, au milieu du 1er siècle, un immigré italien venu de la Campanie, un immense chai qui abritait quelques 150 « dolas », d’une capacité  de 12 à 14 hectolitres chacune, ainsi qu'une rampe d’accès pour les charrettes à une plate forme donnant sur un fouloir et un énorme pressoir.

L’exploitation comptait au minimum une trentaine d’ouvriers agricoles, mais aussi des artisans qui disposaient d’un vaste bâtiment, à savoir ferronnier, potiers, tuiliers, dont les fours n’ont peut-être pas tous été encore découverts. Tout ce petit monde disposait d’une source située sur la colline voisine, d’un aqueduc, de thermes, de canalisations d’évacuation d’eau usée, d’une boulangerie et d’une piscine à absides, témoignages d’un souci évident d’hygiène.

DSCN1448

Il reste probablement d’autres découvertes à faire. Ca cette villa a été également un centre d’échanges commerciaux avec l’Aveyron dont les productions étaient utilisées sur place ou dirigées via la Dourbie qui coule tout proche vers le port d’Agde et le bassin méditerranéen.

Les cendres et les objets retrouvés dans les fours, grâce à l’évolution des techniques d’analyse ces dernières décennies, ont déjà permis avoir des informations plus précises sur l’évolution  de cette exploitation durant les cinq siècles durant  lesquels elle a été un des principaux centres actifs gallo-romains.  

 

 

DSCN1454

document aimablement offert par le CNRSNumériser0001

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article