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Petit sursis pour les pins parasols. Le vent qui a soufflé du nord-ouest depuis la nuit de dimanche à lundi est venu à leur secours. Très provisoirement. Les ouvriers de l’entreprise Gustave Marc étaient, ce lundi matin à 8h, au rendez-vous comme prévu. Mais après un rapide coup d’œil sur les lieux, ils sont repartis. Trop risqué. Ils ont même laissé sur place les branchages tombés au sol lors que la bourrasque de la semaine dernière.
Et, ce, avant que les « opposants » à l’abattage systématique ne se regroupent devant l’école, derrière la banderole « Vivre à Brignac ». Ceux-ci en ont profité pour distribuer un tract aux parents venus accompagner leurs enfants à l’école.
Cette gesticulation a été, semble-t-il, provoquée délibérément par le conseil municipal sortant. Celui-ci savait que la menace d’une taille rase systématique de la ligne de pins parasols provoquerait aussitôt un tollé. Comme ce fut le cas, voici plusieurs années, ainsi que nous l’a rappelé, dès dimanche, un internaute, favorable à l’abattage de tous les arbres.
A quelques trois mois des élections municipales, on s’aperçoit enfin du danger, que l’on a provoqué soi-même voici sept ans et on prend une mesure drastique. Ah mais ! Il ne faut pas croire qu’on ne sait pas prendre ses responsabilités !
Or, ce n’est pas la formule adéquate en l’espèce. Cette responsabilité aurait du être prise précisément cette fois là et non maintenant. Car, cette attitude, soit disant conciliante, mais en fait de faiblesse, a fait peser sur les enfants durant toutes ces années un danger permanent. Les parents d’élèves apprécieront certainement.
C’est ce que nous déplorons, tout comme nous avons été déçus par le manque de réactivité du maire sortant, voici un an, à propos du projet d’usine de traitement des boues urbaines dans la plaine de Salamane.
Si nous n’avions pas réagi, enquêté sur les nuisances et les méfaits d’une telle réalisation, alerté l’opinion et les autorités, qu’en serait-il bientôt de la qualité de vie de notre village, de la valeur de nos maisons ? Qu’en penseraient, aujourd’hui, les habitants des nouveaux lotissements ? Leurs maisons auraient été dévaluées avant même d’avoir été habitées !
Fort heureusement, nous étions là !