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Horizon dégagé au parc municipal

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Les tronçonneuses sont entrées en action, hier matin, et ont ronronné une grande partie de la journée dans le parc municipal. Un à un, les grands pins parasols ont été mis à bas par les ouvriers de l’entreprise  Gustave Marc. Aujourd’hui l’horizon est donc dégagé. Certains auront, cette année encore, du bois pour l’hiver. 

Une internaute, qui, dans le temps, a fait partie de l’opposition municipale a tenu à rappeler que ce n’était pas une « première », qu’elle avait protesté en vain, lorsque le micocoulier planté place de l’église avait été abattu.

Elle pose également la question de savoir combien se sont indignés de l'abattage des arbres qui bordaient la route de Saint-André menant à La Lergue ? Elle écrit : 

« Ces arbres, qui, au demeurant assuraient un garde-fou pour les véhicules, donnaient une ombre bienfaitrice en été aux promeneurs qui gagnaient la rivière. Je me suis opposée à cet acte en conseil municipal, mais en vain car, dans ce cas aussi, les arbres étaient dits "malades". Tout le monde sait que "qui veut tuer son chien dira qu'il a la rage."



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C
Arbres ? Vous avez dit « arbres » ? A lire tous ces articles et ces commentaires, on pourrait croire que Monsieur le Maire de Brignac n’aime pas les arbres… C’est faux ! Si j’ai bonne mémoire (mais, l’âge aidant, elle devient défaillante…), il était une fois de vigoureux oliviers qui vivaient une vieillesse heureuse, tranquille et libre sur une parcelle a priori non menacée d’urbanisme. Mais, un jour, un (méchant ?) promoteur passant par là lorgna leur petit coin de terre, rêvant d’y faire éclore un joli lotissement. Comment cela se fit ? Passons sur les détails et voici l’épilogue : le rêve du promoteur devint réalité et le lotissement « Les Peupliers » vit le jour, mais qu’advint-il des oliviers ? Ils auraient pu espérer trouver refuge et même être choyés chez certains des nouveaux propriétaires des lieux et ainsi égayer un tant soit peu l’environnement un peu austère de ces nouveau-venus. Mais non : ils furent extradés manu militari en terre inconnue, bien que pas très loin, de l’autre côté d’un solide mur de parpaings que le Seigneur des lieux, intéressé à sa façon par le lopin et les oliviers, avait rapidement édifié pour se ménager un havre de paix, à l’abri des nuisances du lotissement voisin. L’histoire ne dit pas ce que les arbres sont devenus car, de ce jour, ils furent privés de la cour de leurs admirateurs. Rassurez-vous pourtant, il paraît qu’ils vont bien, quoiqu’ils s’ennuient un peu. C’est un conte bien sûr (Noël oblige) car y-a-t-il des arbres à Brignac qui finissent autrement que sous une tronçonneuse ?
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V
Merci, pour ce charmant récit. L'homme qui aime les arbres n'est pas tout à fait mauvais. Quant il s'agit d'oliviers, on peut parler à son endroit d'esthète mais aussi de mystique. C'est d'ailleurs au milieu d'eux que Jésus alla se recueillir la veille de son arrestation. A chacun sa passion !<br />
V
C'est scandaleux de prendre des décisions alors que la majorité de la population est contre l'abbatage des pins, j'attends toujours une aire de jeux pour mes enfants mais aprés cela je pense qu'il n'y a plus d'argent, dommage pour ce jolie parc ombragée...
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V
La situation est maintenant plus claire: les voisins immédiats, de l'autre coté du mur du parc, ne verront plus leurs toits couverts d'aiguilles de pins, voire de chenilles processionnaires.  Par contre, l'été, ils ne bénéficieront plus, lorsque le soleil sera au zénith, de l'ombre  appéciable des pins et ils ne seront plus dérangés par le chant du vent dans le feuillage. Par contre, à l'école, le danger potentiel que représentait l'arbre inclus dans la cour est écarté. Mieux vaut tard que jamais. En bon père de famille, il aurait fallu décider de le supprimer avant même de construire le bâtiment. Il a fallu sept ans pour se décider. On ne peut donc parler d'acte irréfléchI. Du moins pour celui-là.