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Par Vivre à Brignac
745 km 2 de terres agricoles ont été « absorbés » par les villes entre 2000 et 2006. Soit 90% de l’espace gagné par l’urbanisation (820 km2) durant cette période. Et, désormais les espaces urbains, véritables enzymes gloutons, occupent plus de 5% du territoire national.
Bien sûr, ce sont les régions déjà très urbanisées qui ont connu le mouvement le plus élevé de cette « évolution ». Notamment le littoral méditerranéen, donc le Languedoc-Roussillon. Telle est la conclusion première d’une étude du Commissariat général au développement durable.
Souvent ce sont les meilleures terres pour l’agronomie qui sont touchées : près de 35% des terres concernées durant cette période de référence.
Comme de coutume dans notre cher pays, dès qu’un problème se pose, on crée une commission. Un décret en date du 16 février dernier a institué dans chaque département une commission dite de « la consommation des espaces agricoles ».
On peut penser que les « commissaires » ne manqueront pas de sujets de réflexion et d’analyse, à commencer par de nombreuses conséquences environnementales, telles que l’imperméabilisation des sols, qui compromet souvent définitivement leur utilisation à des fins de production alimentaire ou autre.
Combien d’autres surfaces auront été sacrifiées à la « banlieue » avant que des propositions soient esquissées, débattues voire adoptées, c’est-à-dire que la tendance puisse être au minimum stoppée ?
D’ici là, six autres années auront passé. Un autre nombre respectable de bonnes terres auront cédé place à la pierre et au macadam par le jeu des « plus values », si courues par certains propriétaires et élus, souvent les mêmes, les « tentations » offertes à ceux-là par les promoteurs et la mégalomanie de certains maires, en quête de taxes locales et d’indemnités supplémentaires.
Or, c’est avec les bonnes terres que l’on peut produire la nourriture indispensable à l’homme.
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