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Le commissaire enquêteur en charge du dossier d’implantation de la plateforme logistique projetée par la société « Système U » sur la future ZAC de la Salamane a rendu, le 1er août 2011 un avis favorable au terme de l’enquête publique ouverte du 8 juin au 8 juillet.
Cette information fait suite aux conclusions de la précédente menée sur les conditions de création de la Zone d’aménagement concertée et conclue en date du 1er juin précédent.
Le commissaire-enquêteur appuie son avis sur plusieurs considérations :
- le projet permettra la création de 150 à 210 emplois au minimum dans un secteur qui compte de 400 à 500 chômeurs
- les effets sur l’environnement ont été pris en compte dans l’étude d’impact et l’étude des dangers effectuées par l’Autorité Environnementale
- le site sera un simple lieu de transit et de dispatching, excluant toute activité de fabrication, de reconditionnement ou de transformation
- la prise en compte correcte au regard des prescriptions du SDIS 34 des risques d’incendie, d’explosion et d’épandage
- le volet paysager du projet envisage la plantation d’arbres de hautes tiges pour masquer à terme le bâtiment, ainsi que les aménagements envisagés pour son intégration dans le paysage, lesquels seront complémentaires de ceux de la ZAC
- la qualité du dossier a permis, à ses yeux, une « information satisfaisante du public »
- l’examen des observations de ce public et des réponses apportées par « Système U » dans son mémoire en retour.
Le commissaire enquêteur reconnait « le manque de transparence qui a entouré la procédure de création de la ZAC ». Selon ses dires, cela a pu faire croire que celle-ci n’avait d’autre objectif que de permettre la seule implantation de cette plate-forme logistique et, par la-même, a occulté le fait que certains produits relèveront de la législation dite de Seveso. D’où l’émoi parfaitement compréhensible suscité parmi la population par cette « maladresse de communication ».
Par contre, le commissaire estime le dossier soumis à enquête clair, compréhensible pour la plupart des citoyens, avec les pièces requises par la réglementation . Il constate que le public a pu librement exprimer des observations, dont la qualité a permis au maitre d’ouvrage de corriger des erreurs ou préciser des points soulevés. Il estime que les réponses lui ont paru satisfaisantes .
Il insiste, enfin, sur l’idée que la Communauté de communes et la ville de Clermont-l’Hérault devront consacrer une part non négligeable des ressources issues du fonctionnement de la plate-forme aux questions d’environnement et à la mise en valeur du Clermontais.
Pour que ce ne soit pas un vœu pieux destiné à « faire passer la pilule », la parole est aux élus.