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Comme le Conseil général de l’Hérault, ceux de la Drôme, de l’Ardèche et du Gard ont exprimé leur vive inquiétude devant l’autorisation et la discrétion avec laquelle celle-ci a été donnée aux sociétés pétrolières à la recherche des gisements de schistes dans le triangle compris entre Montélimar, Nant (Aveyron) et Villeneuve de Berg, soit un territoire de 4 327 km2 allant du sud de Valence à Montpellier et jusqu’au Causse du Larzac. (1)
Devant l’émoi suscité parmi les citoyens et les élus locaux, les responsables des 4 départements ont décidé d’unir leurs efforts pour dénoncer la méthode employée pour la délivrance des permis d’exploitation, sans aucune concertation préalable.
Dans une déclaration commune, ils y voient une remise en cause des principes fondateurs du Grenelle de l’environnement et de la charte constitutionnelle, ainsi que la négation du principe de précaution.
Ils ont donc décidé d’y opposer une exigence de transparence. Ils considèrent que l’état, si prompt à faire respecter le droit lorsqu’il s’agit de projets de particuliers ou de collectivités, ne peut s’affranchir d’études d’impact et d’enquêtes d’utilité publique, avant d’autoriser de grands groupes internationaux (Total et l’américain Schuepbach) à explorer le sous-sol français.
Ils affirment leur conviction que ce qui est rentable pour des multinationales ne l’est pas toujours pour la planète et ceux qui y vivent, en particulier dans les départements agricoles, touristiques et donc préservés.
Devant cette réaction, Mme Kosciuko-Morizet, ministre de l’écologie, a annoncé une suspension des travaux dans l’attente d’un rapport de son administration. Un progrès par rapport à la réponse faite le 26 janvier dernier, lors de l’examen au parlement des questions d’actualité au gouvernement, à celle de M. André Vézinhet, président du Conseil général de l’Hérault.
Nécessaire, mais pas suffisant. Aussi, dans les prochaines semaines, les quatre assemblées départementales envisageront des actions communes :
- recours à une assistance juridique pour l’étude des procédures juridiques à engager (loi sur l’eau, charte constitutionnelle de l’environnement, droit européen, conventions internationales)
- saisine de la commission nationale du débat public afin d’organiser un vrai débat, indépendant et transparent sur l’opportunité d’une telle exploitation.
-révision du code minier afin de renforcer la protection des populations et la pris en compte des enjeux environnementaux.
- invitation des collectivités territoriales à prendre des initiatives, telles que motions, réunions d’informations, et autres pétitions.
(1) voir notre article « Mauvais coup pour notre environnement », paru le lundi 28 février 2011.