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Schistes : réactions en chaine...

Une soixantaine de communes héraultaises ont, à ce jour, pris position dans le même sens que l’assemblée départementale sur le dossier des « gaz de schistes ». Brignac toujours pas. Pour cause de majorité du conseil municipal obsédée par sa petite querelle intestine. Les dernières informations à ce sujet proviennent de Mme Monique Pétard, vice-présidente du Conseil Général.

Depuis la publication de nos deux précédentes pages consacrées à ce sujet (1), le premier ministre a réagi. Il a demandé qu’aucune opération de forage non conventionnelle ne soit engagée avant que soient rendus publics les rapports demandés et que soient respectées les mesures d’information et de consultation du public prévues par la charte de l’environnement.

Ces rapports ont été commandés conjointement par Nathalie Kosciusko-Morizet et Eric Besson au conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologiques, d’une part, et à celui de l’environnement et du développement durable par ailleurs.

De son coté, l’Assemblée Nationale a demandé aux députés François-Michel Gonnot et Philippe Martin d’évaluer les enjeux économiques, les risques environnementaux liés à ces exploitations ainsi que le dispositif réglementaire français en la matière.

A propos des risques environnementaux, deux documents sont déjà accessibles sur internet.

Tout d’abord une note  du centre d’analyse stratégique remise début mars au gouvernement. Il y est évoqué la « possible contamination des nappes phréatiques traversées par les forages » (www.strategie.gouv.fr).

Y sont également posées, d’une part, la question de l’impact d’une éventuelle exploitation des gaz de schistes sur le réchauffement climatique, sur l’environnement, de même que les nuisances susceptibles d’être engendrées par les importantes quantités d’eau nécessaires à la fracturation de la roche, ainsi que l’accès à la ressource en eau, utilisée à raison d’une moyenne de 15 000 m3 par puits.

Le second document a été établi par les laboratoires de Géosciences Montpellier, Hydrosciences Montpellier et l’observatoire de recherche méditerranéen de l’environnement de l’Université  de Montpellier II ( www.univ-montp2.fr ). Y sont décrits le procédé de fracturation ainsi que les risques liés à son utilisation.

A suivre donc.

(1) Publiées le 28 février et le 8 mars 2011

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